Meeting à Metz : pourquoi la France autorise-t-elle la Turquie à tenir un meeting pro-Erdogan ?

La présence du ministre des Affaires étrangères turc ce dimanche 12 mars sur le territoire français a fait réagir jusqu'aux rangs politiques. Dorothée Olliéric est en direct du quai d'Orsay à Paris.

FRANCE 2

Plusieurs politiques ont montré leur désaccord face à la venue du ministre des Affaires étrangères sur le sol français, afin d'y tenir un rassemblement pro-Erdogan, dimanche 12 mars. Le candidat François Fillon a accusé François Hollande de "rompre de manière flagrante la solidarité européenne". Marine Le Pen a aussi déclaré qu'elle aurait fait interdire ce meeting.

Deux pays proches depuis 2012

Alors, pourquoi la France a-t-elle accepté d'accueillir le ministre ? "Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a expliqué dans un communiqué qu'il s'agissait d'une liberté de réunion dans un espace clos et qu'il n'y avait aucune raison d'interdire ce meeting. C'est une décision qui arrange les affaires de la Turquie, mais qui est assez embarrassante pour la France. C'est probablement pour cette raison que Jean-Marc Ayrault a demandé à la Turquie d'arrêter ses excès et ses provocations", explique la journaliste. Cependant, la Turquie et la France sont très proches depuis 2012. "Et puis, la Turquie est un allié et un partenaire dans la lutte contre le terrorisme", poursuit la journaliste.

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Le ministre des Affaires étrangères turc, Mevlut Cavusoglu, parle à la presse avant un meeting à Metz (Moselle), le 12 mars 2017.
Le ministre des Affaires étrangères turc, Mevlut Cavusoglu, parle à la presse avant un meeting à Metz (Moselle), le 12 mars 2017. (MUSTAFA YALCIN / ANADOLU AGENCY / AFP)