Parois autour de la tour Eiffel : un moyen pour "que les visiteurs continuent à venir à Paris"

Le Conseil de Paris a adopté, lundi, le projet de sécurisation de la tour Eiffel. Il contient, notamment, la création de parois en verre pare-balles autour de la Dame de fer. 

Des militaires de l\'opération Sentinelle sont déployés devant la tour Eiffel à Paris, le 29 septembre 2016.
Des militaires de l'opération Sentinelle sont déployés devant la tour Eiffel à Paris, le 29 septembre 2016. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

Le Conseil de Paris a voté lundi 28 mars un projet de sécurisation de la tour Eiffel. Il comprend, notamment, la construction de parois en verre pare-balles autour du monument qui devrait être achevée en 2018 et coûter 20 millions d'euros.

C'est le "seul moyen de rassurer les visiteurs et que l'effet attentat diminue pour qu'ils continuent à venir à Paris", a expliqué mardi sur franceinfo Jean-François Martins, adjoint au maire en charge du Tourisme. Le nouveau système va permettre de "reporter les flux de visiteurs" du côté "quai Branly où il y a du trafic routier" vers "les allées cavalières et les jardins de la tour Eiffel" moins exposés à l'attaque d'une voiture bélier.

franceinfo : A quoi va ressembler cette paroi autour de la tour Eiffel ?

Jean-François Martins : L’essentiel, c’est que ça soit le plus transparent possible. Les deux parois qui seront du côté nord-ouest et sud-est de la tour Eiffel, dans l’axe historique du Trocadéro et de l'École militaire, seront d'une transparence absolue, dans un verre qui fait qu’on ne verra quasiment pas cette paroi. Et celles qui seront sur les côtés, le long des jardins, des lacs, des allées cavalières seront en fer forgé d’inspiration Eiffel pour s’intégrer au mieux à l’identité monumentale et patrimoniale du site.

Il y a un dispositif temporaire qui est en place depuis le mois de mai de l’année dernière, qui ressemble à des barrières de chantier et des blocs Algeco très inesthétiques qui nous permettaient de faire des opérations de contrôles avant d’accéder au parvis de la tour Eiffel.Jean-François Martins, adjoint au maire de Paris en charge du Tourismeà franceinfo

On ne peut pas laisser accéder les visiteurs sous le parvis de la tour Eiffel dont on mesure la dimension symbolique et la fréquentation sans avoir vérifié ce qu’ils ont dans leurs sacs et ce qu’ils portent sur eux. On a vu ce qui s’est passé au Louvre, on a vu ce qui s’est passé à Londres, à Orly.

C’est un dispositif qui est destiné à rassurer les visiteurs parce que la fréquentation a baissé ces derniers mois ?

Des visiteurs, d’une manière générale. Il y en a en moins à Paris depuis les attentats, et la tour en reçoit également moins. Pour autant, on a un début d’année qui est à nouveau favorable. Le seul moyen de rassurer les visiteurs et que l’effet attentat diminue, c’est qu’il n’y ait pas de nouveaux incidents, de nouveaux attentats. Et pour ça, on doit prendre les mesures qui s’imposent en lien avec le ministère de l’Intérieur, et la Préfecture de police. La garantie que les visiteurs continuent à venir à Paris, c’est qu’il ne se passe pas quelque chose de nouveau.

Ce système de parois va-t-il permettre d’alléger le dispositif policier ?

Non, ce n’est pas l’objectif. Mais ça va permettre de le concentrer là où on a besoin qu’il soit, sur les points de contrôle et en capacité d’intervenir. Aujourd’hui, les flux des visiteurs se concentrent du côté de la voierie, côté avenue Gustave Eiffel et le quai Branly là, où il y a du trafic routier. Ce qui crée un amas de visiteurs qui attend le long des voies, créant ainsi un point de vulnérabilité et donc on va reporter ces flux vers les allées cavalières, vers les jardins de la tour Eiffel, ce qui sera beaucoup plus agréable également pour le parcours de visite.

Jean-François Martins : "La garantie que les visiteurs continuent à venir à Paris, c’est qu’il ne se passe pas quelque chose de nouveau."
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