Sahel : Emmanuel Macron annonce la fin de l’opération Barkhane, les modalités du retrait français encore à préciser

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Sahel : Emmanuel Macron annonce la fin de l’opération Barkhane, les modalités du retrait français encore à préciser
franceinfo
Article rédigé par
M. de Chalvron, L. Hauville, P. Loison - franceinfo
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Lancée en 2014 pour lutter contre les groupes jihadistes dans le Sahel, l’opération Barkhane va prendre fin, a annoncé le président de la République Emmanuel Macron, jeudi 10 juin. Les modalités précises de ce retrait français ne sont pas encore dévoilées.

L’opération Barkhane a été lancée il y a sept ans, en 2014, afin de lutter contre les forces jihadistes dans le Sahel. C’est l’opération militaire française la plus longue et la plus coûteuse depuis la Seconde Guerre mondiale. Le président de la République, Emmanuel Macron, a décidé d'y mettre fin. "La poursuite de notre engagement au Sahel ne se fera pas à cadre constant. Cette transformation se traduira par un changement de modèle qui impliquera le passage à un nouveau cadre, c’est-à-dire la fin de l’opération Barkhane", a précisé le chef de l’État.

5100 soldats déployés

Les modalités précises de ce retrait devraient être connues à la fin du mois. En tout, l’opération Barkhane concerne 11 bases militaires dans le Sahel, dont 6 au Mali, et 5100 soldats sont déployés. "On n’utilisera plus ce qu’on appelle les groupements tactiques, les bataillons qui sont sur place au Mali. À la place, on continuer d’exercer une pression sur les groupes jihadistes par les moyens aériens, les raids des forces spéciales", analyse Michel Goya, historien et ancien officier de l’armée française. Invité du 23 heures de franceinfo, Seidik Abba, journaliste spécialiste des groupes terroristes au Sahel, a également décrypté cette annonce. "Fin janvier-début février, Emmanuel Macron a reçu ses homologues du G5 Sahel, le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, pour dire que la France envisageait de repenser l’opération, a-t-il expliqué. Le président a exprimé une certaine insatisfaction sur le plan de la gouvernance dans le Sahel, en disant qu’au-delà de l’aspect militaire, il fallait que l’administration revienne, qu’il y ait de la justice, une lutte contre l’impunité."

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