Lutte contre le terrorisme : les réseaux sociaux sous haute surveillance

Quatre jeunes filles ont été arrêtées alors qu'elles menaçaient sur internet de commettre des attentats semblables à ceux du 13 novembre. Les explications de France 2.

FRANCE 2

 

Ce sont sur les réseaux sociaux que les quatre jeunes filles arrêtées se sont faites menaçantes. Et c'est là qu'elles ont été repérées. Qui surveille internet ? Les utilisateurs, d'abord. Facebook, Twitter, YouTube : tous ont mis en place des onglets permettant de "signaler" tout contenu illicite. Un modérateur vérifie ensuite le signalement, qu'il transmet à Pharos, un site du ministère de l'Intérieur. Ici, des policiers et des gendarmes spécialisés dans la cybercriminalité surveillent les suspects.

283 sites bloqués en un an

En un an, 32 000 signalements pour propagande et apologie du terrorisme y ont quand même été enregistrés. Selon la loi, l'apologie du terrorisme, c'est "présenter ou commenter favorablement des actes terroristes". Alors, quelles sanctions ? Les peines encourues pour des faits commis sur internet sont plus lourdes : jusqu'à sept ans de prison et 100 000 euros d'amende. Et au total, 283 sites ont été bloqués en un an.
 
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