Loi antiterroriste : les associations de défense des Droits de l'Homme dénoncent une atteinte aux libertés

La loi antiterroriste divise. Et parmi les contestataires : Marise Artiguelong , vice-présidente de la Fédération Internationale de la Ligue des Droits de l'Homme, invitée du Soir 3 ce vendredi 3 novembre.

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 La loi aniterroriste est entrée en vigueur mercredi 1er novembre. Mais ce nouveau texte divise, notamment les associations de défense des Droits de l'homme. Ces nouvelles mesures font, selon elles, plus de mal aux libertés qu'au terrorisme. "Les mesures, en les mettant dans le droit commun, pour nous, c'est une atteinte aux libertés, et un danger pour la démocratie", dénonce en plateau Marise Artiguelong , vice-présidente de la Fédération Internationale de la Ligue des Droits de l'Homme.

Une décision arbitraire ?

Parmi les dispositions pointées du doigt par les associations : la possibilité par les préfets de mettre en place des périmètres de protection dans les lieux sensibles ou lors d'évènements particuliers. "C'est un gros problème, car c'est l'arbitraire du préfet, il n'y a pas de juge pour décider qu'il y a un risque dans ce périmètre, donc des fouilles qui sont autorisées, qui peuvent être déléguées à des sociétés de sécurité, donc ce n'est plus la police. C'est une dérive qui nous inquiète", confie en plateau Marise Artiguelong.

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Des militaires de l'opération Sentinelle sur la place du Trocadéro à Paris, le 12 septembre 2017. (LUDOVIC MARIN / AFP)