106 dossiers de policiers examinés pour des soupçons de radicalisation

À ce jour, selon nos confrères de France Inter, il n’y a toutefois aucun cas présumé ou avéré de policier en voie de radicalisation violente ou de policier dont on a pu déterminer qu’il avait fait l’apologie de Daech.

Des policiers à Calais, le 23 juin 2017.
Des policiers à Calais, le 23 juin 2017. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

106 dossiers de policiers signalés pour des soupçons de radicalisation sont en cours de traitement, révèlent ce vendredi France Inter et la cellule investigation de Radio France. À ce jour, il n’y a toutefois aucun cas présumé ou avéré de policier en voie de radicalisation violente ou de policier dont on a pu déterminer qu’il avait fait l’apologie de Daech. Les évaluations en cours portent donc sur des soupçons de comportements dans la pratique religieuse qui ne seraient pas compatibles avec l'exercice du métier de policier ou avec les valeurs républicaines.

Depuis octobre, 74 signalements

Selon les chiffres transmis à France Inter, pour la seule préfecture de police de Paris, il y a eu depuis la tuerie perpétrée par Mickaël Harpon le 3 octobre dernier, 74 signalements au total. Sur ces 74 dossiers, plusieurs dizaines sont encore en cours d'évaluation et 27 ont été clôturés sans donner lieu à la moindre sanction.

Une dizaine de policiers avaient fait l'objet de mesures préventives (suspendus ou désarmés) au lendemain de l'attaque à la préfecture de police. Selon les informations recueillies par France Inter, trois policiers sont encore suspendus et deux toujours désarmés... Selon une source proche du dossier, le nombre de signalements pour radicalisation s’est "fortement réduit" ces dernières semaines.