La Turquie a débuté ses raids aériens sur les régions kurdes de Syrie et d'Irak

Cette opération est lancée en réponse à l'attentat qui a fait six morts et 81 blessés le 13 novembre à Istanbul et dont les forces kurdes syriennes et irakiennes seraient responsables, selon Ankara.

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Un avion de guerre décolle de la base principale de Diyarbakir, en Turquie, dans le cadre de la nouvelle opération aérienne lancée par Ankara dans les régions du nord de l'Irak et de la Syrie, le 20 novembre 2022.  (TURKISH NATIONAL DEFENSE MINISTER / ANADOLU AGENCY / AFP)

La Turquie a lancé "Griffe Epée". Cette opération aérienne menée dans le nord de l'Irak et de la Syrie a débuté dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 novembre et vise plusieurs régions sous contrôle des forces kurdes syriennes et du PKK. Ces dernières sont accusées par Ankara d'être responsables de l'attentat qui a fait six morts et 81 blessés à Istanbul le 13 novembre et d'être "utilisées comme bases par des terroristes" kurdes, assure le ministère de la Défense turc.

L'opération a été menée "conformément aux droits de légitime défense découlant de l'article 51 de la Charte des Nations unies, afin d'éliminer les attaques terroristes du nord de l'Irak et de la Syrie, d'assurer la sécurité des frontières et d'éliminer le terrorisme à sa source", a affirmé le ministère dans un communiqué. Dans la nuit, le ministère avait lancé sur Twitter : "L'heure des comptes a sonné ! Les salauds devront rendre des comptes pour leurs attaques perfides".

"Pas de victimes" en Irak

Près de 25 frappes aériennes ont été effectuées par l'armée turque dans les provinces syriennes de Raqa et Hassaké (Nord-Est) et d'Alep (Nord), faisant au moins neuf morts dans les rangs des forces kurdes et six morts dans ceux du régime syrien, et en blessant 31 autres, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG basée à Londres et qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie.

Les frappes ont visé principalement la ville de Kobané (Nord) et ses environs, près de la frontière turque, notamment des silos à grains près d'Al-Malikiyah (Nord-Est) et une centrale électrique au sud de cette province, située dans des zones sous le contrôle des forces démocratiques syriennes (FDS, coalition armée dominée par les Kurdes).

Le commandant en chef des FDS, Mazloum Abdi, a dénoncé des bombardements "agressifs et barbares". En Irak, "les Turcs ont visé au moins huit zones où se trouvent des bases du PKK sans faire de victime civile", a assuré un responsable du gouvernement régional du Kurdistan d'Irak.

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