Les Kurdes syriens fuient en Turquie

Fuyant la menace des djihadistes de l'Etat Islamique, les réfugiés kurdes affluent en Turquie. Pas moins de 130.000 réfugiés en quelques jours se sont pressés aux portes de la Turquie voisine. Celle-ci à ouvert ses frontières pour leur permettre de venir se réfugier.

Sanliurfa (Turquie) le 21 septembre 2014 : Enfants kurdes syriens, attendant d\'entrer dans la ville de Suruc au sud-est de la Turquie. 
Sanliurfa (Turquie) le 21 septembre 2014 : Enfants kurdes syriens, attendant d'entrer dans la ville de Suruc au sud-est de la Turquie.  (AFP PHOTO/BULENT KILIC)
C'est une longue colonne d'hommes, de femmes et d'enfants, qui progresse lentement vers la Turquie. Ils sont exténués, assoiffés, chargés des rares effets qu'ils ont pu emporter avec eux, avant de fuir devant l'arrivée des combattants de l'Etat Islamique. 

Le nombre de Syriens arrivés en Turquie ces derniers jours avoisine les 130.000, selon l'AFP.  

La Turquie, qui a déjà accueilli 1,5 million de personnes fuyant la guerre en Syrie depuis 2011, a ouvert vendredi sa frontière aux Syriens qui ont commencé à quitter jeudi le secteur de la localité d'Aïn al-Arab (Kobané en langue kurde), encerclée par les combattants du groupe extrémiste sunnite EI.

Aïn al-Arab, troisième ville kurde de Syrie, avait été relativement épargnée par le conflit en Syrie et quelque 200.000 déplacés syriens y avaient trouvé refuge, selon l'ONU.
Mais la poussée de l'EI dans région et le siège que ses combattants ont imposé à la ville ont fait fuir un grand nombre d'habitants, principalement des Kurdes .

Dans le même temps, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) à appelé les Kurdes de Turquie à combattre les djihadistes en Syrie.

Les Kurdes sont un peuple réparti sur une région qui s'étend entre le sud-est de la Turquie, le nord-est de l'Irak, le nord-ouest de l'Iran et deux petites régions au nord-est et au nord-ouest de la Syrie. Ils sont pour l'essentiel en Turquie. Tous ces pays qui comptent une population kurdes, s'opposent fermement à la création d'un état Kurde indépendant, craignant de devoir y laisser des morceaux de leur territoire national.