Cet article date de plus de cinq ans.

Russie : le parti de Poutine rafle la mise aux législatives

Le parti du président russe devance le parti d'extrême droite LDPR, qui gagne quatre points, et le Parti communiste russe, en baisse de cinq points par rapport au précédent scrutin de 2011.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Le président russe Vladimir Poutine (D) et le Pemier ministre Dmitri Medvedev (G), au QG du parti Russie Unie, à Moscou, le 18 septembre 2016.  (ALEXEI DRUZHININ / SPUTNIK / AFP)

Russie Unie s'impose avec une écrasante majorité. Le parti favorable au président Vladimir Poutine a remporté, dimanche 18 septembre, une large victoire aux élections législatives, avec 54,2% des voix, contre 49% lors du scrutin de 2011, selon un décompte de la commission électorale portant sur 90% des bulletins.

Le Parti communiste arrive en deuxième position avec 13,5% des voix, juste devant les nationalistes du Parti libéral démocrate de Russie (PLDR), crédités de 13,3%. Le parti Russie Juste obtient 6,2%. 

Ce résultat a été salué par Vladimir Poutine, qui peut désormais se préparer sereinement à briguer en 2018 un quatrième mandat présidentiel.

Un contrôle sans précédent de la Douma

Le mode de scrutin – pour moitié à la proportionnelle et pour moitié majoritaire – a accentué la mainmise des candidats de la formation pro-Kremlin. Selon les projections réalisées après un décompte partiel, Russie Unie semble pouvoir obtenir au moins 338 des 450 sièges à la Douma, la chambre basse du Parlement, contre 238 précédemment. 

Avec plus des deux tiers des députés, le Kremlin aurait un contrôle sans précédent de la Douma et pourrait faire adopter encore plus facilement des révisions constitutionnelles.

Large victoire mais participation en baisse

Seule ombre au tableau pour le Kremlin : la faible participation, signe qu'une partie des Russes a boudé le scrutin ou l'a considéré joué d'avance. Selon la Commission électorale, seuls 47,8% des électeurs ont voté, contre 60% lors des précédentes législatives de décembre 2011.

Contrairement aux précédentes législatives, à la suite desquelles l'opposition avait dénoncé des fraudes et des centaines de milliers de manifestants étaient descendus dans la rue, le Kremlin a voulu donner plus de transparence au processus électoral. Le président russe a ainsi placé à la tête de la Commission électorale centrale l'ex-déléguée aux droits de l'homme auprès du Kremlin, Ella Pamfilova, pour remplacer Vladimir Tchourov, accusé par l'opposition d'avoir manipulé les résultats de plusieurs élections.

Les travaux de la Commission électorale ont été diffusés en direct sur la chaîne publique d'information en continu et, fait nouveau, on y a discuté des éventuelles fraudes dans certaines régions. "Nous avons la certitude absolue que les élections se sont déroulées de manière tout à fait légitime", a affirmé Ella Pamfilova, malgré des vidéos éloquentes de bourrage d'urnes, comme à Rostov-sur-le-Don, dans le sud-ouest du pays.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Russie

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.