VIDEO. Soupçonnées de vol dans un hôtel, les deux Pussy Riot ont été relâchées par la police

Les deux Pussy Riot ont quitté le commissariat en "balaclava", une cagoule qu'elles portaient en février 2012 quand elles ont chanté une "prière punk" contre Vladimir Poutine dans la cathédrale de Moscou.

APTN

Les deux jeunes femmes du groupe russe Pussy Riot interpellées par la police dans le centre de Sotchi (Russie) ont été relâchées mardi 18 février. Elles sont apparues arborant leur "balaclava", les cagoules emblème de leur mouvement protestataire. Après leur interrogatoire dans le cadre d'une affaire de vol dans un hôtel, NadejdaTolokonnikova et Maria Alekhina sont reparties en taxi.

"Ils [la police] essayent de nous retenir pour que nous ne puissions pas nous promener dans Sotchi. Nous voulons dire la vérité sur ce qui se passe" pendant ces JO, a déclaré Nadejda Tolokonnikova à l'AFP, depuis le poste de police, dénonçant la corruption dans les aménagements effectués pour les Jeux. La jeune femme a, en outre, accusé la police de s'être livrée à des violences contre elle et sa collègue, ajoutant qu'elles déposeraient plainte. "Ils ont fait usage de la force physique contre nous. Ils nous ont battues. Nous avons des contusions", a-t-elle ajouté.

Nadejda Tolokonnikova avait déclaré plus tôt qu'elles avaient été interpellées à Sotchi alors qu'elles ne faisaient que se promener en ville. Elles ont ensuite été conduites dans un poste de police du district d'Adler, où se situe le village olympique au bord de la mer Noire.

Les Pussy Riot sont reparties en \"balaclava\", la cagoule emblème de leur mouvement protestataire, mardi 18 février.
Les Pussy Riot sont reparties en "balaclava", la cagoule emblème de leur mouvement protestataire, mardi 18 février. (MORRY GASH/AP/SIPA / AP)