La Pussy Riot Nadejda Tolokonnikova veut "chasser" Poutine du pouvoir

Elle a donné une conférence de presse à Moscou, vendredi, avec l'autre membre de Pussy Riot libérée, Maria Alekhina.

Nadejda Tolokonnikova lors d\'une conférence de presse, à Moscou (Russie), le 27 décembre 2013. 
Nadejda Tolokonnikova lors d'une conférence de presse, à Moscou (Russie), le 27 décembre 2013.  (YEVGENY FELDMAN / AFP)

"En ce qui concerne Vladimir Poutine, nous n'avons pas changé de position." Nadejda Tolokonnikova, une des deux jeunes femmes du groupe contestataire russe Pussy Riot libérées cette semaine, veut toujours "chasser" le président russe du pouvoir et le voir remplacé par l'ex-oligarque Mikhaïl Khodorkovski, qui a lui aussi recouvré la liberté il y a quelques jours. Elle a donné une conférence de presse à Moscou, vendredi 27 décembre, avec l'autre membre de Pussy Riot libérée, Maria Alekhina.

Les deux jeunes femmes, condamnées en août 2012 pour avoir chanté une prière "anti-Poutine" dans la cathédrale Saint-Sauveur de Moscou, ont été remises en liberté lundi après avoir été amnistiées en vertu d'une loi approuvée par le Parlement russe la semaine dernière. Elles devaient initialement sortir de détention en mars 2014. Une troisième jeune femme, Ekaterina Samoutsevitch, avait aussi été condamnée. Mais elle avait été libérée quelques mois plus tard, sa peine ayant été commuée en sursis.

"Nous voudrions continuer à faire ce pour quoi on nous a mises en prison", a ajouté Nadejda Tolokonnikova. "Poutine est un tchékiste (un terme de l'époque soviétique pour évoquer des membres des services de sécurité, la Tcheka étant l'ancêtre du KGB) fermé, opaque, avec une multitude de craintes, il a vraiment peur de beaucoup de choses", juge-t-elle. Et de conclure : "Si une personne essaie de tout contrôler (...) alors tôt ou tard, et plutôt tôt, le contrôle lui échappera des mains."