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Ce que l'on sait de Salman Abedi, l'auteur présumé de l'attentat de Manchester

La police dit enquêter pour déterminer si le suspect faisait partie ou non d'un réseau. 

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France Télévisions
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Un officier de police surveille les abords de la salle où un attentat a eu lieu, à Manchester, au lendemain du drame, le 23 mai 2017.  (BEN STANSALL / AFP)

Son nom circulait depuis quelques heures dans la presse britannique. Salman Abedi, un homme de 22 ans, a été identifié comme l'auteur présumé de l'attentat de la Manchester Arena, lundi 22 mai, a annoncé le chef de la police mancunienne, Ian Hopkins, mardi 24 mai. Le lendemain, la ministre de l'Intérieur britannique a annoncé qu'il était connu des services de renseignement et qu'il n'avait "probablement pas agi seul".

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Cet attentat-suicide a fait au moins 22 morts et une soixantaine de blessés à la sortie d'un concert de la popstar américaine Ariana Grande, dont de nombreux enfants et adolescents. 

Un jeune homme de Manchester 

Selon The Telegraph et la BBC (en anglais), le suspect est né en 1994 à Manchester de parents ayant fui la Libye de Mouammar Kadhafi. Il avait deux frères et une sœur, a indiqué le quotidien. 

A 11h30 mardi matin, des témoins ont rapporté qu'une intervention de police était en cours au domicile de la famille de Salman Abedi, a révélé le Manchester Evening News (en anglais). Selon The Independent, qui cite une source proche de la famille, Salman Abedi et son frère Ismael étaient restés vivre à Manchester tandis que le reste de la famille était retourné en Libye après la chute de Kadhafi. 

Des voyages en Libye 

Toujours selon la source de The Independent, Salman Abedi avait effectué plusieurs voyages en Libye, où s'étaient réinstallés ses parents. Selon un camarade de classe cité par The Times (article abonnés), Salman Abedi, qui avait abandonné ses études, revenait de Libye : "Il était parti il y a trois semaines et était revenu récemment, il y a quelques jours", a déclaré cette source. 

Déclarant sur BFMTV/RMC ne savoir "que ce que les enquêteurs britanniques nous ont appris", le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a décrit quelqu'un "qui, tout d'un coup, après un voyage en Libye puis sans doute en Syrie, se radicalise et décide de commettre cet attentat". Cependant, les autorités britanniques n'ont pas confirmé que le terroriste avait séjourné en Syrie. 

Des voisins du jeune homme, cités par The Times, ont raconté que, ces derniers mois, "il s'était laissé pousser la barbe, ne s'habillait plus à l'occidentale et avait été vu en train de prier dans la rue. Il avait aussi installé des drapeaux et des bannières aux fenêtres de la maison", écrit le journal, qui sous-entend que le jeune homme a pu se radicaliser auprès de Raphael Hostey, un jeune Mancunien devenu recruteur pour l'Etat islamique, tué en Syrie. 

Il était connu des services de renseignement

Salman Abedi était connu des services de renseignement avant son passage à l'acte, a affirmé la ministre britannique de l'Intérieur, Amber Rudd, dans une interview à la BBC, mercredi 24 mai. Elle a regretté au passage que des éléments de l'enquête aient fait l'objet de fuites à l'étranger et a indiqué que Londres avait clairement informé ses alliés que cela ne devait pas se reproduire.

Les liens d'Abedi avec le jihadiste Raphael Hostey était connus des services de sécurité, selon The Times

Il n'a "probablement pas agi seul" 

Alors que l'organisation Etat islamique a revendiqué l'attaque, la ministre britannique de l'Intérieur, Amber Rudd, a indiqué que le kamikaze n'avait "probablement pas agi seul", soulignant que l'attentat était "plus sophistiqué que d'autres". 

"Il semble probable, possible, qu'il n'ait pas agi seul ; les services de renseignement et la police remontent par conséquent leurs pistes afin d'obtenir toutes les informations dont ils ont besoin pour assurer notre sécurité", a-t-elle ajouté lors d'une déclaration à la BBC.

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