Une membre de la Commission d’enquête de l’ONU sur les crimes en Syrie démissionne

Carla Del Ponte, ex-procureure du Tribunal pénal international démissionne de la commission d’enquête de l’ONU qu’elle trouve inefficace. 

Après cinq ans à la Commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie, la magistrate Carla Del Ponte abandonne son poste, trop "frustrée" pour continuer. Connue pour son franc parler et sa ténacité, elle appelait à une réaction internationale depuis des années. 

"Je ne peux plus être dans cette Commission qui ne fait absolument rien."

La Commission a été créée en 2011 par le Conseil des droits de l'homme, après la répression de manifestations pro-démocratie en Syrie. Depuis, le conflit en Syrie a fait des millions de morts et de réfugiés. 

Carla Del Ponte n’avait de cesse que de prévenir la scène internationale sur la nécessité d’intervenir dans le conflit syrien. 

« Je pense qu’il est temps que le Conseil de sécurité fasse quelque chose, parce que c’est incroyable qu’après cinq ans, la justice n’ait pas été rendue aux victimes », déclarait-elle en 2016. 

Malgré les alertes lancées depuis cinq ans, le Conseil de sécurité de l'ONU est resté sourd aux appels de Carla Del Ponte. En cause notamment, la Russie, qui s’oppose à toutes sanctions contre le gouvernement de Bachar al-Assad. 

Une membre de la Commission d’enquête de l’ONU sur les crimes en Syrie démissionne
Une membre de la Commission d’enquête de l’ONU sur les crimes en Syrie démissionne (Brut)