Syrie : un cessez-le-feu trouvé entre Damas, Moscou, Ankara et l'opposition

Le cessez-le-feu, jeudi 29 décembre à minuit, exclut les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) et les milices islamistes présentes en Syrie.

Dans les rues dévastées d\'Alep, ville syrienne désormais entièrement contrôlée par les forces du régime de Bachar-Al-Assad, le 27 décembre 2016.
Dans les rues dévastées d'Alep, ville syrienne désormais entièrement contrôlée par les forces du régime de Bachar-Al-Assad, le 27 décembre 2016. (GEORGE OURFALIAN / AFP)

Les pourparlers ont trouvé un débouché. L'armée syrienne a annoncé jeudi 29 décembre "un arrêt total des opérations militaires" qui doit entrer en vigueur à minuit sur tout le territoire syrien, selon un communiqué publié par l'agence de presse officielle Sana.

Une information confirmée le jour même par Moscou. "Trois documents ont été signés : le premier est entre le gouvernement syrien et l'opposition armée sur le cessez-le-feu sur l'ensemble du territoire syrien", a déclaré jeudi le président russe, Vladimir Poutine, en précisant qu'un autre document porte sur des négociations de paix. De son côté, Ankara a annoncé que la Turquie sera également garante de la trêve.

Les jihadistes et milices islamistes excluent du cessez-le-feu

Quelques minutes après la confirmation du cessez-le-feu par la Russie, la coalition de l'opposition, l'autorité politique de transition syrienne, a annoncé soutenir également cette initiative.

Ce cessez-le-feu exclut de fait les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) ainsi que ceux du Front Al-Nosra, l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda rebaptisée Fatah Al-Cham, a indiqué le communiqué du régime de Bachar Al-Assad.