Syrie : sept civils tués dans des raids aériens russes sur Idleb, selon une ONG

C'est la troisième fois en huit jours que l'aviation russe bombarde le Nord-Ouest syrien. Mercredi, huit civils ont péri dans des frappes de Moscou sur l'ouest de la province d'Alep.

Un enfant face aux débris de bâtiments détruits par l\'aviation russe dans la région de Idleb en Syrie, le 9 novembre 2019. 
Un enfant face aux débris de bâtiments détruits par l'aviation russe dans la région de Idleb en Syrie, le 9 novembre 2019.  (IZEDDIN IDLIBI / ANADOLU AGENCY / AFP)

Sept civils dont trois enfants ont été tués, dimanche 10 novembre, dans des raids aériens de la Russie, alliée du régime de Bachar Al-Assad, sur la province syrienne d'Idleb (Nord-Ouest), a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Les frappes aériennes russes ont également fait huit blessés dans le village de Kafarouma, situé dans le sud d'Idleb, selon l'OSDH. Certains de ces blessés se trouvent "dans un état critique", d'après le directeur de l'ONG, Rami Abdel Rahmane.

La région d'Idleb est dominée par les jihadistes du groupe Hayat Tahrir Al-Cham (HTS), l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda, et avec des secteurs adjacents des provinces d'Alep, Hama et Lattaquié, elle échappe toujours dans sa vaste majorité au régime syrien.

Idleb pilonnée sans interruption entre fin avril et fin août 

Ces zones abritent aussi plusieurs autres groupuscules jihadistes ainsi que des rebelles affaiblis. C'est la troisième fois en huit jours que l'aviation russe bombarde le Nord-Ouest syrien. Mercredi, huit civils ont péri dans des frappes de Moscou sur l'ouest de la province d'Alep. Le 2 novembre, six civils avaient été tués dans le sud d'Idleb, selon l'OSDH.

Entre fin avril et fin août, la région d'Idleb a été pilonnée sans interruption par l'armée syrienne, appuyée par l'aviation russe. Près d'un millier de civils ont péri durant cette période, selon l'OSDH, tandis que plus de 400 000 personnes ont été déplacées, d'après l'ONU. 

Une trêve a été annoncée fin août par Moscou, mais l'OSDH fait depuis état de bombardements sporadiques, qui ont tué des dizaines de civils.