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Syrie : les sarkozystes critiquent l'attentisme de François Hollande

Les Amis de Nicolas Sarkozy regrettent que les appels de l'ancien président à agir en Syrie, il y a un an, n'aient pas été écoutés.

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France Télévisions
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Les anciens ministres Nora Berra, Nadine Morano et Brice Hortefeux, et le maire d'Arcachon, Yves Foulon, lors d'une conférence de presse de l'association des Amis de Nicolas Sarkozy, le 1er septembre 2013 à Arcachon. ( MAXPPP)

L'unité nationale sur le dossier syrien commence à se fissurer. Et la droite se montre de plus en plus critique quant à l'action du chef de l'Etat. Mercredi, Jean-François Copé avait trouvé l'intervention de François Hollande "juste sur la forme comme sur le fond". Changement de ton, dimanche 1er septembre, dans les rangs de l'UMP.

Réunis pour deux jours à Arcachon, les ténors de l'Association des Amis de Nicolas Sarkozy tiennent François Hollande en partie pour responsable de l'emballement de la crise syrienne. Pour Nora Berra, vice-présidente de l'association, "la question syrienne nous rappelle à quel point Nicolas Sarkozy avait su mettre la France à un rang qui est le sien". L'ancienne secrétaire d'Etat à la Santé souligne "la différence entre ce lui avait su faire, et ce que François Hollande n'a pas su faire".

"Sarkozy regrette que les faits lui aient donné raison"

Les sarkozystes rappellent d'ailleurs que l'ancien président était, le 8 août 2012, à la surprise générale, sorti de son silence en demandant "une action rapide de la communauté internationale pour éviter des massacres". "Depuis, il y a eu inaction", tacle le fidèle Brice Hortefeux, critiquant "un défaut de leadership et de volonté". "Le résultat, c'est 100 000 morts et 1 million d'enfants réfugiés. Nicolas Sarkozy regrette que les faits lui aient malheureusement donné raison", poursuit-il.

Une fois les critiques distribuées, quelle attitude l'opposition devrait-elle adopter vis-à-vis de la crise syrienne ? Jean-Marc Ayrault recevra lundi après-midi les chefs des groupes parlementaires pour les informer de l'évolution de la situation. Dans l'entourage de Jean-François Copé, on préférerait traiter directement avec le président, plutôt qu'avec le Premier ministre.

Les Amis de Nicolas Sarkozy vont plus loin. Pour eux, consulter l'Assemblée nationale "ne serait pas une mauvaise idée". Un paradoxe pour des gaullistes, d'autant que Nicolas Sarkozy ne s'était embarrassé de cette formalité que quatre mois après le début de l'intervention militaire en Libye, comme la Constitution l'y oblige.

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