Syrie : la Suède et le Koweït demandent un vote à l'ONU sur une proposition de cessez-le-feu

Objectif, permettre la livraison d'aide humanitaire et des évacuations médicales. 

Une ambulance touchée par un bombardement à Hamouria, dans la Ghouta orientale, près de Damas, en Syrie, le 21 février 2018. 
Une ambulance touchée par un bombardement à Hamouria, dans la Ghouta orientale, près de Damas, en Syrie, le 21 février 2018.  (ABDULMONAM EASSA / AFP)

La communauté internationale se mobilise. Le Conseil de sécurité de l'ONU devrait voter, probablement jeudi 22 février, sur un projet de résolution réclamant un cessez-le-feu de 30 jours en Syrie. Objectif : permettre la livraison d'aide humanitaire et des évacuations médicales dans la Ghouta orientale, un fief rebelle près de Damas sous le coup d'intenses bombardements du régime pour le quatrième jour consécutif.

La Suède et le Koweït, qui ont rédigé la proposition, ont réclamé un vote "aussi rapidement que possible", a rapporté la mission diplomatique suédoise.

Un "enfer sur terre"

De son côté, Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a réclamé mercredi un accès à la zone. Devant le Conseil de sécurité, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a demandé un arrêt "immédiat" des combats dans cette région, où il a dénoncé un "enfer sur Terre".

Cette nouvelle campagne aérienne, la plus dévastatrice contre cette région depuis le début de la guerre il y a près de sept ans, a été lancée dimanche, en prélude à une offensive terrestre du régime, selon un journal proche du pouvoir de Bachar al-Assad.

Elle a coûté la vie à plus de 310 civils, dont 72 enfants et 45 femmes, et blessé plus de 1 650 autres selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).