Syrie. Moscou appelle Al-Assad à dialoguer avec l'opposition

Plus tôt dans la journée, Moscou a invité le chef de la Coalition syrienne, Moaz Al-Khatib, à participer à des négocations. 

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, vendredi 28 décembre 2012 à Moscou lors de sa rencontre avec son homologue égyptien.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, vendredi 28 décembre 2012 à Moscou lors de sa rencontre avec son homologue égyptien. (SERGEI KARPUKHIN / REUTERS)

La Russie, traditionnel soutien du régime de Bachar Al-Assad, est-elle en train d'infléchir sa position ? Vendredi 28 décembre, le ministre des Affaires étrangères du pays, Sergueï Lavrov, a appelé Damas à mettre ses actes en conformité avec ses paroles au sujet de "sa volonté affichée de dialoguer avec l'opposition". Le ministre russe l'a déclaré à l'issue d'un entretien avec son homologue égyptien.

Quelques heures plus tôt, Moscou a invité le chef de la nouvelle coalition des insurgés, Moaz Al-Khatib, afin de participer à des négociations en vue d'un règlement du conflit syrien. Un vice-ministre des Affaires étrangères russe, Mikhaïl Bogdanov, a précisé que la rencontre pourrait avoir lieu à Moscou ou hors de la Russie, par exemple à Genève ou au Caire.

La Russie au centre du jeu

La Russie multiplie dernièrement les contacts sur ce dossier. Jeudi, une délégation syrienne menée par le vice-ministre d'Al-Assad Fayçal Mokdad a mené des entretiens au ministère russe des Affaires étrangères. Ce sera ensuite au tour de l'émissaire international Lakhdar Brahimi de mener de nouvelles discussions à Moscou. Celui-ci a déjà appelé à la formation d'un gouvernement de transition doté des pleins pouvoirs en Syrie, une solution qui permettrait selon lui la tenue d'élections. 

De son côté, l'opposition syrienne reste prudente. Elle se dit ouverte à toute transition politique, à condition que le président Bachar Al-Assad en soit écarté. Sur ce point, Lakhdar Brahimi ne s'est pas prononcé.