Syrie : l'offensive dans le nord-ouest du pays a provoqué la fuite de 900 000 personnes depuis décembre

Le précédent bilan, communiqué jeudi dernier par l'ONU, faisait état de 800 000 déplacés.

Des enfants syriens à l\'arrière d\'un camion, sur la route en direction d\'Afrin et Azaz, près de la frontière turque, le 14 février 2020.
Des enfants syriens à l'arrière d'un camion, sur la route en direction d'Afrin et Azaz, près de la frontière turque, le 14 février 2020. (RAMI AL SAYED / AFP)

Le conflit dans le nord-ouest de la Syrie "a atteint un niveau horrifiant" et provoqué la fuite de 900 000 personnes depuis le début de l'offensive du régime en décembre, a dénoncé l'ONU, lundi 17 février. "Nous pensons maintenant que 900 000 personnes ont été déplacées depuis le 1er décembre, en vaste majorité des femmes et des enfants", a déclaré le secrétaire général adjoint des Nations unies pour les Affaires humanitaires, Mark Lowcock.

Le précédent bilan, communiqué jeudi dernier par l'ONU, faisait état de 800 000 déplacés.

Ils sont traumatisés et forcés de dormir dehors par des températures glaciales car les camps (de réfugiés) sont pleins. Les mères brûlent du plastique afin de réchauffer les enfants.Mark Lowcock, secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitairesdans un communiqué

Et le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires d'ajouter : "Des bébés et de jeunes enfants meurent à cause du froid."

"La violence en Syrie est aveugle"

Une offensive a été lancée par le régime syrien en décembre, avec le soutien de Moscou, dans la région d'Idleb et ses secteurs limitrophes. Il s'agit de l'ultime grand bastion jihadiste et rebelle de Syrie.

"La violence dans le nord-ouest de la Syrie est aveugle", s'est indigné Mark Lowcock, qui a appelé à un cessez-le-feu, "seule option" selon lui. "Nous recevons des informations selon lesquelles les lieux où se trouvent les personnes déplacées sont maintenant visés, causant des morts, des blessés et de nouvelles fuites."

"Les travailleurs humanitaires eux-mêmes sont déplacés et tués", a ajouté le secrétaire général adjoint des Nations unies, indiquant qu'une "énorme opération de secours" était en route depuis la Turquie, mais était "dépassée" par l'ampleur du drame.