Syrie : huit civils, dont cinq enfants, tués dans des raids russes sur la province d'Idleb

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, les personnes tuées avaient trouvé refuge dans une école et ses environs. Depuis le 16 décembre, les forces du régime, soutenues par l'aviation russe, ont intensifié leurs bombardements dans cette zone.

Une ville après un bombardement de l\'armée syrienne dans le nord-ouest de la province d\'Idleb (Syrie), le 24 décembre 2019.
Une ville après un bombardement de l'armée syrienne dans le nord-ouest de la province d'Idleb (Syrie), le 24 décembre 2019. (MIKHAIL VOSKRESENSKIY / SPUTNIK / AFP)

Au moins huit civils, dont cinq enfants, ont été tués, mardi 24 décembre, dans des raids aériens russes sur un village du nord-ouest de la Syrie qui abritait des déplacés, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). L'ONG précise que les frappes ont visé le village de Joubass, aux abords de la localité de Saraqeb, dans le sud de la province d'Idleb. Les civils tués avaient trouvé refuge dans une école et ses environs.

Depuis le 16 décembre, les forces du régime, soutenues par l'aviation russe, ont intensifié leurs bombardements dans cette région tandis que de violents combats au sol les opposent aux groupes jihadistes et rebelles. Et, depuis jeudi, elles ont pris le contrôle de 46 villages dans le secteur, a indiqué l'OSDH, et se rapprochent désormais d'une ville-clé située au sud d'Idleb. "Les forces du régime sont désormais à quatre kilomètres de Maaret Al-Noomane", indique le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, dont l'ONG dispose d'un vaste réseau de sources dans le pays.

Des milliers de personnes fuient les combats

En cinq jours, les combats ont fait environ 260 morts dans les deux camps, dont 110 membres des forces prorégime et 148 jihadistes et rebelles, selon l'OSDH. Mardi, les combattants jihadistes et rebelles ont réussi néanmoins à reprendre le contrôle du village de Talamanas ainsi qu'une localité adjacente, d'après la même source.

Cela n'a pas empêché des habitants de Maaret Al-Noomane de continuer à fuir le secteur, par crainte d'une nouvelle avancée des forces du régime, selon un correspondant de l'AFP sur place. L'OSDH recense plus de 40 000 personnes qui ont fui la zone des combats au cours des derniers jours, en direction du nord, frontalier de la Turquie.