"Nous avons décidé de rester" : des milliers d'habitants d'Alep tentent encore de survivre sous les bombes

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a indiqué mercredi que, depuis samedi,  plus de 50 000 personnes avaient fui l'avancée des forces du régime dans les quartiers rebelles d'Alep. D'autres habitants ont fait le choix de rester.

Dans le nord-est d\'Alep (Syrie), le quartier Bustan al-Basha le 28 novembre 2016
Dans le nord-est d'Alep (Syrie), le quartier Bustan al-Basha le 28 novembre 2016 (GEORGE OURFALIAN / AFP)

Lorsqu'on demande à Mokhter comment il se porte, ce père de famille syrien répond : "Je suis vivant. Merci de demander."  Depuis son petit appartement du quartier Seif al-Dawla à Alep, il raconte à franceinfo son quotidien sous les bombes, près de la ligne de front. Mercredi 30 novembre, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a indiqué que plus de 50 000 personnes avaient fui depuis quatre jours l'avancée des forces du régime dans les quartiers rebelles de la ville. "Nous, nous avons choisi de rester", précise Walla, l'épouse de Mokhter.

Des appels à l'aide sur les réseaux sociaux

Rester... malgré les combats au sol et les bombardements aériens, qui s'intensifient au fur et à mesure que les forces de Bachar al-Assad progressent. Des dizaines de milliers d'habitants d'Alep vivent encore retranchés dans les quartiers Est. Mokhter tient dans sa main un tract, largué par l'aviation du régime syrien. "Si vous ne quittez pas cette zone rapidement, vous serez anéantis, est-il écrit. Vous voyez bien que tout le monde vous a laissé tomber. Personne ne viendra vous secourir." 

Le monde entier nous a laissé tomber. C'est un fait.Mokhter, un habitant d'Alepsur franceinfo

Dans leur appartement, Mokhter et Walla vivent avec leur bébé de quatre mois. "Nous sommes seuls. On nous a abandonnés. Nous survivons dans cette réalité", confie-t-elle. Comme d'autres habitants, le couple multiplie les appels à l'aide sur les réseaux sociaux. Comme autant de bouteilles à la mer.

"Nous avons décidé de rester" : une famille d'Alep témoigne pour franceinfo
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