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Depuis quatre jours, selon l'OSDH, plus de 50 000 personnes ont fui Alep-Est, cible d'une offensive du régime syrien

Ce chiffre est avancé par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, une ONG syrienne basée à Londres qui s'appuie sur des informateurs locaux.

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Des familles syriennes fuient les combats à Alep (Syrie), le 29 novembre 2016. (GEORGE OURFALIAN / AFP)

Plus de 50 000 personnes ont fui Alep-Est au cours des quatre derniers jours, alors que le secteur rebelle de la grande ville du nord de la Syrie est la cible d'une offensive du régime de Bachar Al-Assad. Le chiffre est avancé, mercredi 30 novembre, par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une ONG syrienne basée à Londres qui s'appuie sur des informateurs locaux. 

Plus de 20 000 d'entre elles ont trouvé refuge dans la partie d'Alep contrôlée par le gouvernement tandis que 30 000 autres ont rejoint l'enclave aux mains des forces kurdes, selon l'OSDH. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) avait précédemment avancé le chiffre de près de 20 000 déplacés en 72 heures.

Plus de 250 civils tués en 15 jours

L'armée syrienne mène depuis le 15 novembre un assaut qui a brisé les défenses rebelles, incapables de résister à la puissance de feu déployée par Damas et ses alliés étrangers, russe et iranien. L'armée syrienne et les milices qui la soutiennent se sont emparées de plus de 30% du territoire rebelle en trois jours. L'offensive a provoqué la mort de plus de 250 civils en près de quinze jours à Alep-Est, selon l'OSDH. Les rebelles ont, eux, tué au moins 40 civils en bombardant les zones gouvernementales d'Alep-Ouest.

Dans la deuxième ville du pays, principal enjeu du conflit, le président syrien semble proche de sa plus grande victoire depuis le début de la guerre, qui a fait plus de 300 000 morts en plus de cinq ans. La situation est "alarmante et effrayante", a résumé le patron des opérations humanitaires de l'ONU. "C'est une lente descente aux enfers", a renchéri la porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM). Une réunion urgente du Conseil de sécurité de l'ONU, réclamée par la France qui dénonce une "catastrophe humanitaire", doit se tenir mercredi matin à New York (Etats-Unis), selon des diplomates.

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