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La répression a fait plus de 5 000 morts en Syrie

Depuis le début des manifestations en mars 2011, la répression des manifestations hostiles au pouvoir a fait plus de 5 000 morts en Syrie. Un bilan avancé le 12 décembre par l'ONU, dont le Conseil de sécurité n'arrive pas à s'entendre sur la question syrienne.

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France Télévisions
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Des manifestants anti-gouvernementaux lors des funérailles d'un des leurs, à Homs (Syrie), le 10 décembre 2011. (REUTERS)

Plus de 5 000 personnes ont été tuées lors de la répression des manifestations hostiles au pouvoir du président syrien, Bachar El-Assad. C'est Navi Pillay, la haut commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, qui a dévoilé ce chiffre le 12 décembre devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, à New York (Etats-Unis).

A ce bilan s'ajoute celui des interpellations et des exilés. Plus de 14 000 personnes ont été arrêtées pour avoir participé au mouvement de contestation, et au moins 12 400 syriens ont fui leur pays depuis le début des troubles en mars 2011.

Pas de condamnation officielle du Conseil de sécurité

"Cette situation est intolérable" s'insurge Navi Pillay. Même indignation chez l'ambassadeur de France aux Nations unies, Gérard Araud. Pour lui le Conseil de sécurité de l'ONU "est moralement responsable de ce qui se passe aujourd'hui en Syrie" : "Il est scandaleux que le Conseil, du fait de l'opposition de certains membres et du fait de l'indifférence des autres, n'ai pas pu agir pour exercer une pression sur les autorités syriennes."

Bloqué par le double veto russe et chinois, le Conseil de sécurité n'arrive pas à s'entendre sur une condamnation de la répression sanglante en Syrie. 

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