Guerre en Syrie : des donateurs internationaux promettent 5 milliards d'euros pour les réfugiés syriens

L'Union européenne dénonce une situation "grave" en Syrie, où les conditions sont loin d'être réunies pour permettre le retour des exilés.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Des enfants syriens jouent dans le camp de déplacés de Rukban, dans le sud de la Syrie, le 17 mai 2024. (SYRIAN EMERGENCY TASK FORCE / AFP)

Un ensemble de donateurs internationaux, sous l'égide de l'Union européenne, se sont engagés, lundi 27 mai, à verser 5 milliards d'euros pour les réfugiés syriens, alors que la situation est toujours jugée "grave" dans ce pays en guerre civile depuis 2011. Lors de la réunion annuelle organisée par l'UE et présidée par son chef de la diplomatie, Josep Borrell, l'Union européenne s'est engagée à verser 2,12 milliards d'euros en 2024 puis en 2025.

"La situation en Syrie est plus grave aujourd'hui qu'il y a un an. En fait, elle n'a jamais été aussi grave et les besoins humanitaires n'ont jamais été aussi importants", a déclaré Josep Borrell. "Aujourd'hui, 16,7 millions de Syriens ont besoin d'une aide humanitaire, ce qui représente le niveau le plus élevé depuis le début de la crise, il y a plus de 13 ans", a-t-il ajouté. Le responsable des Affaires humanitaires de l'UE, Janez Lenarcic, a déclaré que les donateurs avaient par ailleurs promis 2,5 milliards d'euros supplémentaires sous forme de prêts, précisant que l'UE et ses États membres verseraient environ les trois quarts des subventions promises.

Bruxelles opposée au retour des réfugiés

L'agence des Nations unies pour les réfugiés a récemment averti que ses opérations de soutien aux Syriens déplacés restaient largement sous-financées, à hauteur de 15%, depuis près de six mois. Les pays de la région qui accueillent des millions de réfugiés syriens font de plus en plus pression en faveur de retours "volontaires" dans leur pays.

Mais le chef de la diplomatie européenne met en garde contre tout effort visant à forcer les gens à retourner en Syrie. "Les retours volontaires sont des retours volontaires. Les réfugiés ne doivent pas être poussés à retourner en Syrie", a-t-il déclaré. "Nous considérons qu'il n'y a pas de retour sûr, volontaire, informé et digne des réfugiés en Syrie pour le moment." La guerre en Syrie, déclenchée en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, a fait plus de 500 000 morts et des millions de déplacés.

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