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DIRECT. Syrie : l'usage d'armes chimiques est "réel" et "indéniable", selon Washington

Alors que les experts de l'ONU enquêtent sur l'éventuel usage d'armes chimiques près de Damas, la communauté internationale s'active.

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France Télévisions
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Le secrétaire d'Etat John Kerry lors d'une conférence de presse à Washington (Etats-Unis), le 26 août 2013. (CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Les faits à retenir : 

• Les experts de l'ONU visés par des tirs 

Les experts chargés par l'ONU d'enquêter sur l'éventuel usage d'armes chimiques en Syrie ont été la cible, lundi 26 août, de tireurs embusqués non identifiés. Ils ont été forcés à rebrousser chemin pour changer de véhicule. Le régime de Bachar Al-Assad a aussitôt accusé les rebelles d'être derrière les tirs contre les inspecteurs.

• L'utilisation des armes chimiques se précise

"Des armes chimiques ont été utilisées en Syrie", a affirmé lundi, le secrétaire d'Etat américain, Jonh Kerry, jugeant qu'il s'agissait d'une "indécence morale". Le président russe Vladimir Poutine a affirmé le même jour, au Premier ministre britannique David Cameron, qu'il n'y a toujours pas de preuve que le régime syrien a fait usage de telles armes. Lors d'un entretien téléphonique, il a déclaré : "Ils n'ont pas de preuves ni de l'utilisation d'armes chimiques ni de qui en serait responsable", selon un porte-parole de Downing Street.

• La question d'une intervention internationale sur toutes les lèvres

D'intenses consultations à haut niveau ont eu lieu ces derniers jours entre les capitales occidentales pour préparer une "réponse sérieuse", alors que l'armée américaine assure préparer une éventuelle réplique. Tandis que les tractations sur une possible action militaire battent leur plein, le chef de la diplomatie britannique a estimé qu'il était "possible" de répondre à l'usage d'armes chimiques sans l'aval du Conseil de sécurité de l'ONU, tout en refusant de "détailler les options militaires" envisagées par les Occidentaux. Selon le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, une réaction à l'attaque chimique sera "arbitrée dans les jours qui viennent".

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