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Armes chimiques : le renseignement américain a espionné l'armée syrienne

Des conversations interceptées entre deux responsables du ministère syrien de la Défense prouvent l'usage d'armes chimiques, mais soulèvent d'autres questions.

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France Télévisions
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Un homme fabrique des masques à gaz de fortune, dans la banlieue de Damas (Syrie), le 23 août 2013. (REUTERS)

C'est une preuve supplémentaire de l'usage d'armes chimiques en Syrie. Les services de renseignement américains ont intercepté une conversation entre deux membres du ministère syrien de la Défense, juste après le bombardement de la banlieue de Damas qui a tué des centaines de personnes le 21 août, rapporte le site d'information Foreign Policy (en anglais), mardi 27 août.

"Mercredi dernier, dans les heures qui ont suivi la terrifiante attaque chimique à l'est de Damas, un responsable du ministère syrien de la Défense a eu des conversations téléphoniques paniquées avec le chef de l'unité des armes chimiques, demandant des réponses sur la frappe à l'agent neurotoxique qui a tué plus de 1 000 personnes", écrit Foreign Policy.

"Ces conversations ont été écoutées par les services de renseignement américains", a affirmé le magazine dans un communiqué. "C'est la principale raison pour laquelle les responsables américains disent maintenant qu'ils sont certains que ces attaques sont l'œuvre du régime de Bachar Al-Assad et pourquoi l'armée américaine s'apprête à attaquer ce régime dans les jours à venir." Pourtant, ces écoutes soulèvent d'autres questions. Un officier syrien a-t-il outrepassé ses prérogatives ? Ou bien le régime a-t-il explicitement commandé des attaques chimiques ? La conversation interceptée ne le dit pas.

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