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Alep : Selon Amnesty, la communauté internationale "assiste impuissante à la destruction de la ville"

Depuis la fin de la trêve, les habitants d'Alep en Syrie subissent les bombardements de nouveau. "On assiste impuissant à la destruction de la ville" se désole Geneviève Garrigos, d'Amnesty International. 

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Radio France
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Des civils regardent un tracteur dégager les décombres après un bombardement à Alep, le 24 septembre 2016. (THAER MOHAMMED / AFP)

Dans une ville assiégée, les habitants d'Alep en Syrie subissent de nouveau des bombardements depuis la fin de la trêve. 250 000 personnes manquent de nourriture et de médicaments et sont totalement prises au piège. Pour Geneviève Garrigos d’Amnesty International, la communauté internationale assiste impuissante "à la destruction de la ville mais aussi à la mort de tous ces civils".

franceinfo : Quelle est la situation à Alep ?

Geneviève GarrigosLa crise humanitaire date depuis des mois puisque cela fait deux ans que la ville est assiégée et le 7 juillet dernier, la route, qui était la seule voie de ravitaillement, a été coupée à la fois par l'armée du régime et par les bombardements des Russes. On voit toute la difficulté. Le dernier convoi qui devait partir n'a pas pu partir même pendant la trêve. Alors à l'heure actuelle, c'est l'eau, la nourriture, les médicaments qui manquent, d'autant que la population est prise pour cible jour et nuit.

Que peut faire l'ONU ?

Déjà c'est qu'il y ait une saisie de la Cour pénale internationale, ensuite, il faut imposer que l'aide humanitaire puisse arriver et que les personnes qui veulent quitter la ville puissent le faire en sécurité. Lors de la trêve, il était prévu qu'il y ait des corridors sauf que la difficulté, c'est qu'ils sont sous le contrôle à la fois de l'armée de Bachar el-Assad et des Russes. La population, qui est prise au piège, n'a aucunement confiance en des gouvernements qui, depuis des années, les prennent pour cible. Il faut permettre une évacuation sécurisée des personnes.

La paix peut-elle venir de la Russie ?

Depuis que la Russie est entrée dans le conflit ouvertement, elle a procédé à des bombardements de zones d'habitation, d'objectifs civils qui pourraient constituer des crimes de guerre. C'est ce soutien qui permet de prendre au piège les personnes à Alep. (…) Nous avons alerté au mois d'août sur l'utilisation une fois de plus d'armes chimiques au chlore qui auraient été lancées sur la ville le 2 août. On voit bien qu'il y a un acharnement qui concerne vraiment les civils pris au piège. (…) On assiste impuissant à la destruction de la ville mais aussi à la mort de tous ces civils.

"On assiste impuissant à la destruction de la ville" (Geneviève Garrigos, Amnesty International)
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