Cet article date de plus de dix ans.

Reportage dans les rues de Damas avec Valérie Crova, envoyée spéciale de France Info

Selon l'opposition les combats auraient fait ce jeudi plus de 300 morts. La journée la plus meurtrière depuis le début de la révolte dans le pays. Sur le terrain les rebelles ont annoncé avoir pris le contrôle du principal poste-frontière à la frontière irakienne, dans l'est de la Syrie, ainsi qu'un passage frontalier entre Syrie et Turquie. L'envoyée spéciale de France Info, Valérie Crova, a rencontré des Syriens qui fuient Damas.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Franceinfo (Franceinfo)

Depuis le début des violents combats dans Damas il y a cinq jours,
la population vit dans la crainte des bombardements de l'armée régulière contre
l'Armée syrienne libre, notamment à l'aide d'hélicoptères. Fuyant cette
recrudescence des violences, "plus de 18.600 Syriens sont venus depuis mercredi
de Syrie par le poste-frontière de Masnaa dans l'est du Liban, parmi eux de
nombreux sont originaires de Damas et de sa province"
, a déclaré une
source sécuritaire libanaise. L'envoyée spéciale de France Info, Valérie Crova, a rencontré ces habitants qui ne songent qu'à une chose : fuir.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme a arrêté son sinistre décompte
pour la journée de jeudi plus de 300 morts. Ce qui constitue la journée la plus sanglante
depuis le début de la révolte dans le pays à la mi-mars 2011. En réponse à l'attentat
de mercredi qui a coûté la vie à deux proches du régime, Bachar al-Assad a
promis de mater la rébellion avant le début du Ramadan. Il pourrait s'être
réfugié sur la côte méditerranéenne, dans le fief de la minorité alaouite à
laquelle il appartient.

L'intégralité des postes-frontières entre Irak et Syrie aux
mains de la rebellion

Mais sur le terrain
l'Armée syrienne libre avance inexorablement ses positions. "La totalité des
postes-frontières entre l'Irak et la Syrie est désormais sous
le contrôle de l'Armée syrienne libre"
, a
déclaré le vice-ministre de l'Intérieur irakien, Adnan al-Assadi. Les autorités
irakiennes ont de leur côté fermé jeudi soir le principal poste-frontalier avec la Syrie,
à Kaim, et y ont envoyé des soldats.

Les rebelles contrôlent également la
ville frontalière de Djarablous, qui compte environ 25.000 habitants, un lieu
de passage vers la Turquie situé à 400
km au nord-ouest de Damas.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Monde

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.