Yémen : le désastre humanitaire

Depuis six ans, la guerre au Yémen a fait plus de 100 000 morts, pour la plupart des civils. 3,3 millions de personnes ont fui les combats, une majeure partie vit dans des camps de réfugiés insalubres.

FRANCEINFO

Selon les Nations Unies, la pire crise humanitaire dans le monde se joue au Yémen. Près de 6 ans de guerre et plus de 100 000 morts, pour la plupart des civils. Plus de 3,3 millions de personnes ont fui les combats. Dans la région de Marib au Yémen, les camps de réfugiés se multiplient. "Marib et sa région nous préoccupe beaucoup. Plus d'un million de déplacés ont dû abandonner leurs foyers à cause de la guerre sont ici. Ils se retrouvent à Marib et sont extrêmement vulnérables", explique Lisa Grande, coordinatrice humanitaire de l'ONU au Yémen.

"Pas d'eau, pas d'électricité, pas de dispensaire, ni d'école"

Les réfugiés se déplacent de camp en camp. À chaque fois, la guerre les rattrape. "Nous avons plus de 1 500 familles dans ce camp qui ont été déplacées trois fois avant d'arriver ici. Dans ce camp ils n'ont pas les services de premières nécessité. Ils n'ont pas l'eau, pas l'électricité, pas de dispensaire, ni d'école", explique Mohsen Mushalla, directeur du camp al-Sowaida. La région de Marib reste l'un des rares bastions du gouvernement appuyé par une coalition menée par l'Arabie saoudite. Le gouvernement se bat contre les insurgés Houthis, soutenus par l'Iran. À cause de cette guerre, plus de 3/4 de la population ont besoin d'aide humanitaire.

Un jeune enfant contemple la ville de Taez, dans le sud du Yémen, détruite par des frappes aériennes, le 18 mars 2018. La guerre civile qui secoue le pays depuis l\'été 2014 a fait plus de 10 000 morts. Début 2018, un Yéménite sur quatre était au bord de la famine en raison du conflit.
Un jeune enfant contemple la ville de Taez, dans le sud du Yémen, détruite par des frappes aériennes, le 18 mars 2018. La guerre civile qui secoue le pays depuis l'été 2014 a fait plus de 10 000 morts. Début 2018, un Yéménite sur quatre était au bord de la famine en raison du conflit. (AHMAD AL-BASHA / AFP)