Les mines antipersonnel ont fait 7 073 victimes dans le monde en 2020, selon Handicap International

Le nombre de victimes est en recrudescence par rapport à l'année 2019, où 5 500 personnes avaient été tuées par des mines antipersonnel dans le monde.

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Radio France
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Le Front Polisario détruit des mines antipersonnel, en Algérie, en mai 2018. (FAROUK BATICHE / APP / MAXPPP)

Les mines antipersonnel ont tué 7 073 personnes, dont une grande partie d'enfants, dans le monde en 2020, selon le rapport annuel de l'ONG Handicap International publié mercredi 10 novembre. Ce chiffre est en forte hausse par rapport à l'année 2019, où 5 500 personnes avaient été tuées par des mines antipersonnel dans le monde.

"Les mines sont les armes des lâches", a dénoncé mercredi 10 novembre sur franceinfo Anne Hery, directrice du plaidoyer et des Relations Institutionnelle à Handicap International.

"Ce sont des armes des lâches car elles frappent essentiellement les civils, avec 80% des victimes qui sont des civils. Parmi ces civils, la moitié sont des enfants."

Anne Hery, directrice du plaidoyer et des Relations Institutionnelle à Handicap International

à franceinfo

Selon Anne Hery, la crise sanitaire, mais aussi "une hausse des conflits armés" dans le monde entraîne cette hausse du nombre de victimes, notamment "au Mali, au Yémen, en Afghanistan, au Myanmar ou en Ukraine", avec également "une hausse de l'utilisation de mines artisanales."

"La recrudescence du nombre de victimes nous inquiète", a-t-elle ajouté. "C'est plus que jamais le moment pour les organisations et la société civile de continuer à interpeller les États et de les mettre face à leurs responsabilités et à leurs engagements. Plus que jamais, il faut que les États redoublent d'efforts en matière de financement, de déminage", termine-t-elle.

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