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Plus de 150 personnes ont été arrêtées mardi à Baïda et des dizaines d'autres à Banias

C'est ce qu'a affirmé mercredi un militant des droits de l'homme. Selon lui, "Plus de 5.000 femmes sont rassemblés sur la route (cotière) Tartous-Banias, au nord-ouest, pour demander leur libération".Le pouvoir a diffusé les aveux de trois membres présumés d'un "réseau terroriste" qui aurait reçu des armes de l'étranger pour fomenter des troubles.
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Bachar al-Assad, lors d'un entretien avec le nouveau gouverneur de Daraa, le 4 avril 2011 (AFP/HO-SANA)

C'est ce qu'a affirmé mercredi un militant des droits de l'homme. Selon lui, "Plus de 5.000 femmes sont rassemblés sur la route (cotière) Tartous-Banias, au nord-ouest, pour demander leur libération".

Le pouvoir a diffusé les aveux de trois membres présumés d'un "réseau terroriste" qui aurait reçu des armes de l'étranger pour fomenter des troubles.

Un militant des droits de l'Homme avait fait état mardi de perquisitions à Baïda et de "plusieurs" arrestations. Selon lui, l'objectif des forces de l'ordre semblait l'arrestation d'Anas al-Chouhri, l'un des chefs de file du mouvement de contestation.

Rami Abdel Rahmane, président de l'observatoire syrien pour les droits de l'Homme, a indiqué mercredi: "Des dizaines de personnes ont été arrêtées (mardi) à Banias, une ville qui souffre d'une pénurie de produits alimentaires" ajoutant que "une délégation de dirigeants syriens doit se rendre mercredi à Banias pour écouter les demandes de ses habitants".

Les forces de l'ordre encerclent Banias depuis dimanche après des affrontements meurtriers ce week-end dans cette ville située à 280 km au nord-ouest de Damas.

Le pouvoir se défend avec vigueur
A l'image d'autres pays arabes, la contestation du régime en place a débuté le 15 mars.

Les manifestations ont été durement réprimées par les forces de l'ordre qui ont tué plus d'une centaine de personnes et blessé des dizaines d'autres, selon des militants des droits de l'Homme.

Parallèlement, les médias officiels ont diffusé les aveux de trois membres présumés d'un "réseau terroriste" qui affirment avoir reçu des armes de l'étranger afin d'inciter à des manifestations et au renversement du régime.

Anas al-Kanj, présenté comme le chef d'un groupe "terroriste", indique "avoir reçu des armes et de l'argent de l'étranger (...) afin d'inciter à des manifestations et au renversement du régime", a indiqué le quotidien al-Baas. Agé de 29 ans, Kanj accuse un député libanais Jamal al-Jarrah de lui avoir remis des armes et de l'argent via un membre des Frères musulsmans (interdit en Syrie) Ahmad al-Ouda.

M.Jarrah, député du bloc du Premier ministre en exercice Saad Hariri, opposant au Hezbollah, a démenti tout lien avec M.Ouda.

Malgré les promesses des autorités de libéralisation du régime, les manifestants poursuivent quasi quotidiennement leurs manifestations lors desquelles ils réclament notamment l'abolition de la loi d'urgence, qui réduit sensiblement les libertés.

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