Syrie : les Kurdes affirment que 5 jihadistes de l'EI ont fui leur prison après des tirs turcs

Quelque 12 000 combattants du groupe Etat islamique se trouvent en détention dans les prisons gardées par les Kurdes, selon un haut responsable de leur administration.

Des bombardements à Ras Al-Ain après lors de l\'offensive turque en Syrie, le 11 octobre 2019.
Des bombardements à Ras Al-Ain après lors de l'offensive turque en Syrie, le 11 octobre 2019. (KEMAL ASLAN / REUTERS)

Les jihadistes vont-ils profiter de l'offensive turque ? Les forces kurdes affirment que cinq jihadistes du groupe Etat islamique (EI) se sont échappés vendredi 11 octobre d'une prison près de la ville de Qamichli, dans le nord-est de la Syrie, après des raids aériens turcs ayant visé les environs.

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Les cinq membres de l'EI détenus par les forces kurdes se sont échappés de la prison de Navkur, située dans la périphérie ouest de Qamichli, ville à majorité kurde, a indiqué un responsable des Forces démocratiques syriennes (FDS), principale force armée de la région autonome kurde et fer de lance de la lutte antijihadiste. Un gardien de la prison a indiqué que la prison abritait des "combattants étrangers" appartenant à l'EI.

Emeute dans un camp de proches de jihadistes

En parallèle, un autre responsable des FDS a fait part de bombardements "récurrents" près de la prison de Jirkine, située à proximité de Navkur, qui abrite également des jihadistes.

Quelque 12 000 combattants de l'Etat islamique, des Syriens, des Irakiens mais aussi 2 500 à 3 000 étrangers originaires de 54 pays, se trouvent en détention dans les prisons des Kurdes, selon un haut responsable de leur administration, Abdel Karim Omar. Les autorités kurdes gèrent au total sept prisons placées sous haute sécurité, selon une source kurde. Elles détiennent par ailleurs des milliers de membres de leurs familles dans des camps à travers le nord-est syrien, dont celui d'Al-Hol, où une émeute a éclaté vendredi.

L'offensive turque contre la principale milice kurde syrienne, les Unités de protection du peuple (YPG), épine dorsale des FDS, ouvre un nouveau front dans un conflit qui a fait plus de 370 000 morts et des millions de réfugiés.