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Pays-Bas : trois motards partent combattre l'Etat islamique en Irak

Originaires de Rotterdam, d'Amsterdam et de Breda, ils ont rejoint Mossoul pour aider les Kurdes à combattre le groupe jihadiste. 

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France Télévisions
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Un des trois motards néerlandais pose aux côtés d'un combattant kurde, dans le nord de l'Irak, dans une photo postée le 10 octobre 2014 sur Twitter. (@SHIYOKI87 / TWITTER)

Leur nom sonne comme une devise de guerre : les No SurrenderTrois membres d'une bande de motards néerlandais ont rejoint les Kurdes pour combattre le groupe Etat islamique en Irak. Le parquet néerlandais a assuré, mardi 14 octobre, qu'ils ne s'étaient rendu coupables, en soi, d'aucun crime. "Dans le passé, rejoindre un groupe armé étranger était punissable, mais ce n'est plus le cas, a déclaré Wim de Bruin, porte-parole du parquet néerlandais. Mais on ne peut pas se joindre à un combat contre les Pays-Bas."

Le chef des No Surrender, Klaas Otto, a assuré à la télévision publique néerlandaise NOS que trois membres avaient rejoint la ville de Mossoul, dans le nord de l'Irak. Ils sont originaires de Rotterdam, d'Amsterdam et de Breda. Une photo qui circule sur Twitter montre un homme aux bras tatoués portant une kalachnikov aux côtés d'un Kurde lui aussi armé en tenue militaire : "Ron des Pays-Bas est venu se joindre aux Kurdes". Elle est ici postée par une militante pro-kurde.

Un extrait vidéo diffusé par une télévision kurde montre en outre le même homme armé, disant en néerlandais : "Les Kurdes ont été sous pression pendant longtemps".

Interdiction de combattre avec le PKK

Si le simple fait de rejoindre les Kurdes "n'est pas punissable" en soi, les motards pourraient être poursuivis s'ils se rendent coupables de crimes tels que des meurtres ou des viols, selon Wim de Bruin : "Mais tout cela se passe aussi très loin, il sera donc difficile de prouver quelque chose (...) La grande différence avec le groupe Etat islamique, c'est qu'il est considéré comme une organisation terroriste". Toutefois, les Néerlandais voulant combattre aux côtés des Kurdes ne peuvent pas le faire avec les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), lui aussi considéré comme groupe "terroriste" par de nombreux pays, selon Wim De Bruin.

De nombreux pays occidentaux tentent de lutter contre le départ de certains de leurs citoyens vers la Syrie et l'Irak pour combattre comme jihadistes dans les rangs de l'Etat islamique. Les mesures prises à leur encontre incluent la confiscation des passeports avant leur départ ou des menaces de poursuites à leur éventuel retour.

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