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Les ravisseurs de James Foley avaient menacé de le tuer dans un e-mail à sa famille

Journaliste détenu en Syrie depuis 2012, James Foley a été exécuté, le 19 août, par les jihadistes de l'Etat islamique.

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France Télévisions
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Le journaliste américain James Foley filme à Alep (Syrie), en 2012. (EYEPRESS NEW / AFP)

Les ravisseurs du journaliste James Foley étaient en contact avec sa famille. Les jihadistes de l'Etat islamique (EI) ont envoyé à ses proches un courriel dans lequel ils menaçaient de le tuer, une semaine avant de diffuser la vidéo de son assassinat le 19 août, a révélé le Global Post, l'un des employeurs du reporter, jeudi 21 août. Journaliste détenu en Syrie depuis 2012, James Foley a été exécuté par l'EI.

Le Global Post publie intégralement cet e-mail "par attachement à la transparence et pour raconter toute l'histoire de Jim. Nous estimons que le texte donne un aperçu des motivations et des stratégies de l'Etat islamique." Par ailleurs, les ravisseurs avaient demandé une rançon de 100 millions d'euros

Pas de rançon pour ne pas "financer le terrorisme"

Les jihadistes expliquent dans cet e-mail que "d'autres gouvernements" ont accepté "des transactions en liquide" pour obtenir la libération d'otages. Ils affirment avoir proposé d'échanger James Foley contre Aafia Siddiqui, une Pakistanaise emprisonnée aux Etats-Unis pour avoir tenté de tirer sur des soldats américains en 2008 en Afghanistan, alors qu'elle était détenue pour ses liens présumés avec Al-Qaïda.

Mais les négociations n'ont jamais avancé et les ravisseurs ont gardé le silence jusqu'à ce que la famille de James Foley reçoive le message la prévenant qu'il allait être tué. Interrogée lors de son point presse quotidien, la porte-parole du département d'Etat a rappelé que le gouvernement américain ne payait pas de rançons afin de ne "pas financer le terrorisme".

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