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Les Etats-Unis confirment la mort d'une otage américaine détenue par l'Etat islamique

Kayla Mueller, une travailleuse humanitaire originaire de l'Arizona, avait été enlevée en août 2013 alors qu'elle se rendait à Alep avec son petit ami syrien. 

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France Télévisions
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Une photo de Kayla Mueller, datant de 2013. Barack Obama a confirmé, mardi 10 février 2015, la mort de cette humanitaire retenue par l'Etat islamique. (MATT HINSHAW / THE DAILY COURIER / AFP)

Elle était la dernière otage américaine détenue par groupe Etat islamique (EI), selon le New York Times (en anglais)Le président des Etats-Unis Barack Obama a confirmé, mardi 10 février, la mort de l'Américaine Kayla Mueller, retenue en otage par l'EI. La Maison Blanche a précisé qu'un message envoyé par les jihadistes de l'EI à la famille de la jeune femme avait permis de confirmer son décès.  

"Peu importe le temps que cela prendra, les Etats-Unis retrouveront et traduiront en justice les terroristes responsables de la captivité et de la mort de Kayla", a martelé Barack Obama. 

L'Etat islamique met en cause la coalition internationale

Vendredi 6 février, les jihadistes avaient affirmé que Kayla Mueller avait été tuée lors d'un raid aérien de la coalition internationale dans la région de Raqqa, dans le nord de la Syrie. "L'aviation de la coalition croisée a bombardé une position en dehors de la ville de Raqqa, après les prières du vendredi. Aucun combattant n'a été touché mais nous pouvons confirmer qu'une otage américaine a été tuée par les frappes", avait indiqué l'EI dans un communiqué diffusé sur des sites jihadistes. 

Dans un communiqué, le secrétaire d'Etat John Kerry a assuré que "l'EI, et l'EI seul, est responsable" de la mort de Kayla Mueller. Depuis l'été dernier, les jihadistes ont tué par décapitation trois otages américains, James Foley, Steven Sotloff et Peter Kassig.

Sa famille a "le cœur brisé"

Selon le New York Times, l'otage, une travailleuse humanitaire originaire de l'Arizona, avait été enlevée en août 2013 alors qu'elle se rendait à Alep avec son petit ami syrien. Ses proches avaient reçu une preuve de vie par vidéo quelques semaines plus tard. La jeune femme, vêtue d'un voile, y demandait que l'on épargne sa vie. 

La chaîne britannique Sky News publie une lettre adressée par l'otage à sa famille en début d'année dernière. "Si vous recevez cette lettre, c'est que mes compagnons de captivité ont été libérés", écrivait-elle, précisant : "Sachez que je suis dans un endroit sûr, totalement indemne et en bonne santé. J'ai été traitée avec le plus grand respect et la plus grande gentillesse". "Même en prison, on peut être libre", ajoutait-elle.

Sa famille dit avoir "le coeur brisé". "Kayla était une travailleuse humanitaire dévouée et pleine de compassion. Elle a consacré sa courte vie à aider tous ceux en manque de liberté, de justice et de paix", ont écrit ses parents, Carl et Marsha Mueller.

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