L'Irak lance "le dernier grand combat" contre le groupe terroriste Etat islamique

Les jihadistes ne tiennent plus en Irak que les localités d'Al-Qaïm et de Rawa ainsi que leurs environs désertiques, dans l'immense province occidentale d'Al-Anbar, proche de la Syrie en guerre.

Des militaires irakiens aux abords de la ville de Altun Kupri (Irak), le 20 octobre 2017.
Des militaires irakiens aux abords de la ville de Altun Kupri (Irak), le 20 octobre 2017. (ALI SALIM / CITIZENSIDE / AFP)

Le groupe Etat islamique (EI) va-t-il être rayé de la carte ? Les forces irakiennes ont lancé, jeudi 26 octobre, l'assaut contre le dernier bastion de l'organisation dans le pays. En Irak, les jihadistes ne tiennent plus en Irak que les localités d'Al-Qaïm et de Rawa ainsi que leurs environs désertiques, dans l'immense province occidentale d'Al-Anbar, proche de la Syrie en guerre. "Les légions héroïques fondent vers le dernier repaire du terrorisme en Irak, a annoncé le Premier ministre, Haider Al-Abadi. Et d'avertir : "Les gens de l'EI n'ont d'autre choix que de mourir ou de se rendre."

Selon la coalition internationale emmenée par les Etats-Unis, il s'agit "du dernier grand combat" contre l'Etat islamique, puisque différentes forces syriennes, appuyées par Moscou ou Washington, devraient faire la jonction avec les forces irakiennes pour étrangler l'organisation désormais retranché dans la vallée de l'Euphrate.

L'Irak s'est lancé dans cette opération alors que ses troupes sont toujours mobilisées en nombre pour reprendre le contrôle de zones que le Kurdistan irakien dispute aux autorités fédérales. En quelques jours à peine, les troupes irakiennes ont repris la totalité de la riche province pétrolière de Kirkouk ainsi que des villes et régions de la province multicommunautaire de Ninive, où se trouve Mossoul, la deuxième ville d'Irak, le long de la frontière avec la Turquie.