L'Etat islamique est un "cancer" qui n'a "pas sa place au XXIe siècle", déclare Barack Obama

Le président américain est revenu, dans une allocution, sur l'exécution par l'EI du journaliste américain James Foley.

Le président américain Barack Obama lors d\'une déclaration depuis Edgartown, dans le Massachusetts, le 20 août 2014.
Le président américain Barack Obama lors d'une déclaration depuis Edgartown, dans le Massachusetts, le 20 août 2014. (NICHOLAS KAMM / AFP)

L'Etat islamique (EI) est un "cancer" qui n'a "pas sa place au XXIe siècle", a lâché Barack Obama après l'exécution du journaliste américain James Foley lors d'une allocution, mercredi 20 août. "L'EI ne parle au nom d'aucune religion. Aucune religion ne dit de massacrer des innocents. Leur idéologie est creuse", a ajouté le président américain. Barack Obama a précisé avoir parlé à la famille de James Foley après une exécution qui "choque la conscience du monde entier".

Depuis son lieu de vacances dans le Massachusetts,  Barack Obama a appelé "les gouvernements et les peuples du Moyen-Orient" à travailler ensemble pour "extraire ce cancer afin qu'il ne se répande pas". Il a promis que les Etats-Unis, qui procèdent à des frappes aériennes en Irak depuis dix jours, continueraient à lutter contre ces jihadistes ultra-radicaux. Mercredi, l'armée américaine a encore procédé à 14 bombardements contre les jihadistes.

"Des actes de violence d'une grande lâcheté"

"Ils ont saccagé des villes et des villages, tuant des civils innocents et non armés dans des actes de violence d'une grande lâcheté", a souligné Barack Obama, le visage grave. "Ils ont enlevé des femmes, les soumettant à la torture, au viol, à l'esclavage. Ils ont assassiné des musulmans – aussi bien sunnites que chiites – par milliers. Ils s'en sont pris aux chrétiens et aux minorités religieuses", a poursuivi Barack Obama.

"Nous serons vigilants et implacables. Quand des Américains sont visés quelque part, nous faisons ce qui est nécessaire pour que justice soit faite", a mis en garde le président américain, appelant à "un rejet clair de ce type d'idéologies nihilistes".