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L'appel désespéré de la mère d'un otage américain au chef de l'Etat islamique

Shirley Sotloff supplie le chef de l'Etat islamique de libérer son fils, "un journaliste innocent".

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France Télévisions
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Shirley Sotloff, mère d'un journaliste retenu en Syrie, supplie dans une vidéo le chef de l'Etat islamique, le 27 août 2014. (AL-ARABIYA / AFP)

L'appel a tout d'une initiative désespérée. La mère d'un journaliste américain menacé d'exécution par les jihadistes de l'Etat islamique (EI), supplie leur chef, Abou Bakr al-Baghdadi, d'épargner son fils.

"Je vous adresse un message à vous, Abou Bakr al-Baghdadi al-Quraishi al-Hussaini, le calife de l'État islamique. Je suis Shirley Sotloff. Mon fils Steven est entre vos mains. Vous, le calife, pouvez accorder l'amnistie. Je vous demande, s'il vous plaît, de libérer mon enfant", a déclaré la mère de Steven Sotloff mercredi 27 août dans une vidéo diffusée par plusieurs médias.

Jusqu'à présent, Shirley Sotloff avait demandé le secret total sur l'enlèvement de son fils, il y a un an, en Syrie. Mais le 19 août, l'EI a montré Steven Sotloff vêtu d'une tunique orange, dans la vidéo de la décapitation du journaliste américain James Foley. Les jihadistes ont affirmé que Sotloff serait le prochain à mourir, si les Etats-Unis ne cessaient pas leurs bombardements contre les positions de l'EI en Irak. Sa mère a donc décidé de briser le silence.

"Un journaliste innocent"

"En tant que mère, je demande à votre justice d'être miséricordieuse et de ne pas punir mon fils pour des choses sur lesquelles il n'a aucun contrôle", insiste-t-elle, soulignant que son fils de 31 ans était "un journaliste innocent", qui s'était rendu au Proche-Orient "pour couvrir les souffrances des musulmans aux mains de tyrans".

Shirley Sotloff, enseignante à Miami (Floride) expliqué aussi avoir étudié l'islam depuis la disparition de son fils, qui a travaillé notamment pour Time et Foreign Policy, et que l'islam enseigne que "personne ne doit être tenu responsable des péchés d'autrui".

La Maison Blanche a réagi avec prudence à cette vidéo, rappelant que l'administration faisait "tout son possible pour le retour de tous les Américains détenus dans cette région".

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