VIDEO. "Ils se cachent dans les tunnels" : à Baghouz, les avions de la coalition traquent les irréductibles du "califat" moribond

L'envoyé spécial de franceinfo à Baghouz a pu constater, mardi, que les bombardements de la coalition continuaient pour en finir avec les quelques membres du groupe Etat islamique qui se terrent.  

Un bombardement de la coalition internationale sur Baghouz (Syrie), le 26 mars 2019. 
Un bombardement de la coalition internationale sur Baghouz (Syrie), le 26 mars 2019.  (OMAR OUAHMANE / RADIO FRANCE)

Trois jours après, la victoire des Forces démocratiques syriennes (FDS) sur le groupe Etat islamique à Baghouz (Syrie), franceinfo a constaté mardi 26 mars que si les combats ont bien cessé, les bombardements des avions de la coalition internationale se poursuivent.

"C'est ici que les combattants de Daech ont fini", explique Mohamed, un combattant arabe des FDS. Les armes ne se font plus entendre sur ce bout de terre d'à peine un km2, labouré par les tranchées, au milieu de tentes de fortune et de véhicules calcinés ou abandonnés. "Ils vivaient à même le sol avec femmes et enfants. Ils étaient des milliers", décrit-il, alors que l'alliance arabo-kurde a annoncé le 23 mars la chute de l'Etat islamique dans le dernier réduit du groupe terroriste. 

Acculés, les membres de l'Etat islamique et leurs familles ont fait le choix de la reddition, au lieu de tenter de fuir en traversant le fleuve, l'Euphrate qui borde ce camp informel. Pour Ali, combattant des FDS, ce choix aurait été le pire, car ce sont les forces du régime de Bachar Al Assad qui contrôlent l'autre rive. "Le régime les aurait tous tués. Il n'en aurait épargné aucun, j'en suis convaincu à 100%", affirme-t-il. 

L'ultime traque sous terre

Le bourdonnement des avions de la coalition vient rappeler que la dernière poche tenue par le groupe Etat islamique n'est pas totalement tombée. Une frappe, suivie d'une colonne de fumée s'élevant dans le ciel, en témoigne. Pour autant, Moussa, installé à l'arrière d'un pick-up se veut rassurant : "Ils se cachent dans les tunnels, c'est pour ça qu'ils bombardent", précise ce membre des FDS.

Ils ne sont pas très nombreux. Ils sont terrés.Moussa, combattant des FDSà franceinfo

Ces irréductibles du groupe terroriste veulent prolonger les dernières heures de leur "califat", qui ne se résume plus qu'à quelques tunnels.  

Le reportage d'Omar Ouahmane à Baghouz (Syrie), le 26 mars 2019
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