Face aux jihadistes, les armées irakienne et syrienne sont démunies

Sur le plateau du 20 Heures de France 2, Étienne Leenhardt évoque la bataille contre le groupe État islamique en Irak et en Syrie.

FRANCE 2

L'avancée des jihadistes en Irak et en Syrie semble imossible à contrer, malgré les frappes aériennes de la coalition. Les armées irakienne et syrienne peuvent-elles l'emporter militairement ? Étienne Leenhardt, journaliste de France 2, pense qu'elles sont en mauvaise posture. D'un côté, il y a l'armée irakienne, "mal entraînée, mal équipée". De l'autre, l'armée syrienne qui n'est plus en mesure de gagner seule.

"L'armée de Bachar Al-Assad est en train de se replier sur ce que les conseillers du président appellent la 'Syrie utile', autour de Damas et dans les villes qui sont dans l'ouest du pays. Bachar Al-Assad va essayer de défendre coûte que coûte son régime", explique le reporter.

La France refuse d'aider Al-Assad, pas les États-Unis

Au sol, on compte 3 000 conseillers militaires américains, des forces spéciales – lesquelles ont éliminé Abou Sayyaf, financier de l'ÉI – et une centaine de conseillers militaires français. Si la France refuse de soutenir le régime syrien tant que Bachar Al-Assad est en place, du côté des États-Unis, "la priorité est la lutte contre le groupe État islamique, quitte à venir en aide au régime de Damas", conclut Étienne Leenhardt.

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Un drapeau du groupe Etat islamique flotte près de la ville de Saadiya (Syrie), le 24 novembre 2014.
Un drapeau du groupe Etat islamique flotte près de la ville de Saadiya (Syrie), le 24 novembre 2014. (REUTERS)