Canada : la police n'a "aucune preuve" de l'implication de l'Etat islamique, qui revendique l'attaque à Toronto

Un homme armé a tiré au hasard dans la foule, dimanche, tuant une jeune femme de 18 ans et une petite fille de 10 ans.

Des policiers enquêtent, le 23 juillet 2018, sur le lieux d\'une attaque terroriste qui a fait deux morts, à Toronto (Canada).
Des policiers enquêtent, le 23 juillet 2018, sur le lieux d'une attaque terroriste qui a fait deux morts, à Toronto (Canada). (USMAN KHAN / AFP)

Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué l'attaque qui a fait deux morts, dimanche à Toronto (Canada), annonce, mercredi 25 juillet, son agence de propagande. Mais "à cette étape de l'enquête", la police n'a "aucune preuve qui permette d'appuyer cette revendication". Une jeune femme de 18 ans et une fillette de 10 ans ont été tuées et 12 personnes ont été blessées, par un homme armé de 29 ans identifié comme Faisal Hussain, résidant à Toronto.

L'assaillant a tiré au hasard sur des piétons déambulant sur une artère animée du quartier grec de la ville, avant de cibler des restaurants bondés. Ason arrivée sur les lieux, la police a ouvert le feu sur l'homme, découvert mort quelques instants plus tard dans une ruelle, d'après les enquêteurs. Selon la famille de l'auteur de la fusillade, ce dernier souffrait depuis son enfance de "sérieux problèmes mentaux" qu'il n'a jamais pu surmonter, même s'il a pris des médicaments et suivi des thérapies. "Nous allons continuer à explorer toutes les pistes, notamment en interrogeant ceux qui connaissaient (Faisal) Hussain et en analysant son activité sur internet, ainsi qu'en enquêtant sur son historique de santé mentale", a fait valoir la porte-parole de la police de Toronto, Meaghan Gray.

En décembre, les autorités canadiennes avaient indiqué que le pays était toujours sous la menace d'attaques d'"extrémistes violents", notamment des personnes issues ou sympathisantes du groupe Etat islamique (EI). Entre le 1er janvier et le 14 juillet 2018, Toronto, quatrième plus importante métropole d'Amérique du Nord, a connu 220 fusillades qui ont coûté la vie à 27 personnes, contre 196 échanges de coups de feu et 17 morts pour toute l'année 2017, selon des statistiques officielles.