Attaques dans l'Aude : Radouane Lakdim était toujours suivi par les services de renseignement en mars

A droite et à l'extrême droite, certains dirigeants ont évoqué une "défaillance profonde" du gouvernement dans la lutte contre le terrorisme.

Un périmètre de sécurité est mis en place près du Super U à Trèbes (Aude), le 24 mars 2018.
Un périmètre de sécurité est mis en place près du Super U à Trèbes (Aude), le 24 mars 2018. (IDRISS BIGOU-GILLES / HANS LUCAS)

Radouane Lakdim, qui a assassiné quatre personnes dans l'Aude vendredi lors des attaques jihadistes à Trèbes (Aude), faisait toujours l'objet d'un "suivi effectif" par les services de renseignement en mars, a indiqué lundi 26 mars le procureur de Paris, François Molins.

Fiché "S" (pour "sûreté de l'Etat") depuis 2014, Lakdim était inscrit "depuis novembre 2015 au Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) en raison de ses liens supposés avec la mouvance salafiste locale", a précisé François Molins lors d'une conférence de presse. "Il faisait l'objet, de la part des services de renseignement, d'un suivi effectif toujours en cours en mars 2018, mais qui n'avait pas permis, je le répète, de mettre en évidence des signes précurseurs d'un passage à l'acte, ni des velléités de départ sur la zone irako-syrienne", a ajouté le procureur.

Des critiques se sont élevées au sujet de son suivi. A droite et à l'extrême droite, certains ont évoqué, à l'image de la présidente du FN, Marine Le Pen, une "défaillance profonde" du gouvernement dans la lutte contre le terrorisme. "Dans un contexte où le risque zéro n'existe pas, ce nouvel attentat terroriste illustre le caractère endogène de la menace qui continue à peser sur nous", a expliqué François Molins lundi, insistant sur "les difficultés du suivi des individus radicalisés".