Nucléaire : l'Iran a lancé l'enrichissement d'uranium dans des centrifugeuses avancées

Téhéran avait annoncé le 7 septembre avoir mis en route ces centrifugeuses avancées devant augmenter son stock d'uranium enrichi.

Le président iranien Hassan Rohani lors d\'une réunion du gouvernement à Téhéran (Iran), le 11 septembre 2019.
Le président iranien Hassan Rohani lors d'une réunion du gouvernement à Téhéran (Iran), le 11 septembre 2019. (IRANIAN PRESIDENCY / AFP)

L'Iran a lancé le processus d'enrichissement d'uranium dans ses centrifugeuses avancées récemment installées, a indiqué l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), jeudi 26 septembre. Selon un rapport de cette agence de l'ONU, chargée de contrôler le respect de l'accord de Vienne de 2015 sur le nucléaire iranien, les centrifugeuses avancées mises en route sur le site de Natanz "sont en train de procéder, ou ont été préparées pour procéder, à l'enrichissement d'uranium".

Les centrifugeuses "en train d'accumuler de l'uranium enrichi", ou d'être sur le point de le faire, sont vingt modèles de type IR-4 et deux "cascades" totalisant 30 modèles de type IR-6, précise le rapport consulté par l'AFP. L'accord de 2015 sur le nucléaire iranien n'autorise Téhéran à produire de l'uranium enrichi qu'avec des centrifugeuses de première génération (IR-1). Installer les centrifugeuses en cascade permet d'accélérer le processus d'enrichissement.

L'Iran avait annoncé le 7 septembre avoir mis en route ces centrifugeuses avancées devant augmenter son stock d'uranium enrichi qui, depuis juillet, dépasse la limite (300 kg) fixée par l'accord de Vienne. Ce pacte, signé entre Téhéran et les grandes puissances (dont les Etats-Unis), se délite depuis que le président américain Donald Trump l'a dénoncé en mai 2018. Washington a depuis lors rétabli des sanctions économiques contre Téhéran, qu'elle ne cesse d'intensifier, au nom d'une politique de "pression maximale", destinée à contraindre l'Iran à négocier un nouvel accord.