L'Iran reviendra dans l'accord sur le nucléaire à condition d'obtenir 15 milliards de dollars de crédit

L'accord conclu en 2015 à Vienne est menacé depuis que les Etats-Unis s'en sont retirés unilatéralement, en mai 2018. 

Le président iranien Hassan Rohani devant le Parlement de Téhéran (Iran), le 3 septembre 2019. 
Le président iranien Hassan Rohani devant le Parlement de Téhéran (Iran), le 3 septembre 2019.  (ATTA KENARE / AFP)

Téhéran se conformera aux engagements prévus par l'Accord sur le nucléaire de 2015 que si l'Iran bénéficie d'une ligne de crédit de 15 milliards de dollars, a indiqué mercredi 4 septembre le vice-ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, cité par l'agence officielle Irna et d'autres médias iraniens. Ce montant correspond à environ un tiers des exportations iraniennes d'hydrocarbure en 2017, et les fonds avancés seraient remboursés via des ventes futures de pétrole, selon une source diplomatique française.

La France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et la République islamique discutent depuis quelques jours des moyens de sauver cet accord menacé depuis que les Etats-Unis s'en sont retirés unilatéralement en mai 2018 avant de rétablir une série de sanctions économiques contre l'Iran. En réaction, l'Iran a commencé à se désengager de certains de ses engagements pris à Vienne et menace de se délier encore un peu plus de l'accord à partir du 7 septembre. 

L'Iran "reviendra à l'application complète [de l'accord] seulement s'il est capable de vendre son pétrole et de profiter sans entrave de l'argent de ces ventes", a-t-il déclaré, ajoutant que "la proposition de la France va dans ce sens", en référence à une initiative diplomatique poussée par Emmanuel Macron pour éviter la désintégration totale de l'accord de Vienne.