Le groupe Etat islamique a laissé derrière lui plus de 200 charniers en Irak, selon l'ONU

Ces fosses communes pourraient renfermer jusqu'à 12 000 corps.

Un soldat de l\'armée irakienne tient un drapeau du groupe Etat islamique, à Mossoul, le 7 juillet 2017.
Un soldat de l'armée irakienne tient un drapeau du groupe Etat islamique, à Mossoul, le 7 juillet 2017. (NurPhoto/AFP)

Le groupe Etat islamique a laissé derrière lui plus de 200 charniers dans les régions d'Irak qu'il a tenues de 2014 à 2017, a annoncé mardi 6 novembre l'ONU. Selon un rapport de la mission d'assistance en Irak et du Bureau des droits de l'homme de l'ONU, ces 202 fosses communes mises au jour dans différentes provinces du nord et de l'ouest de l'Irak pourraient renfermer jusqu'à 12 000 corps. Et "il pourrait y en avoir beaucoup plus", poursuit le rapport.

Certaines zones sont en effet inaccessibles car toujours minées ou sous la menace de cellules jihadistes clandestines. Dans la seule province de Ninive, où se trouve Mossoul, plus de 7 200 personnes sont toujours portées disparues, dont 3 117 membres de la minorité yézidie, particulièrement persécutée par les jihadistes, selon la Commission gouvernementale irakienne des droits de l'homme.

Pour apporter des informations sur leur sort aux familles, l'Irak va devoir fouiller toutes ces fosses communes découvertes dans les provinces de Ninive, de Kirkouk et de Salaheddine dans le nord de l'Irak, ainsi que d'al-Anbar, dans l'ouest. Pour le moment, seules 28 ont été fouillées et 1 258 corps exhumés, selon l'ONU. Et la tâche est encore énorme car si certaines ne renferment que quelques corps, d'autres en contiennent plusieurs milliers.