Mort de Tarek Aziz, le chef de la diplomatie de Saddam Hussein condamné pour crimes contre l'humanité

L'ex-ministre irakien des affaires étrangères est mort vendredi à l'âge de 79 ans, après avoir passé des années en prison.

L\'ancien ministre des Affaires étrangères irakien, Tarek Aziz, lors du procès de Saddam Hussein à Bagdad, le 24 mai 2006.
L'ancien ministre des Affaires étrangères irakien, Tarek Aziz, lors du procès de Saddam Hussein à Bagdad, le 24 mai 2006. (MARCO DI LAURO / AFP)

L'ex-ministre irakien des Affaires étrangères, Tarek Aziz, est mort, vendredi 5 juin, à l'âge de 79 ans. Le chef de la diplomatie de Saddam Hussein était hospitalisé à Nassiriya, dans le sud de l'Irak, après avoir passé des années en prison, a indiqué un responsable provincial. Il n'a pas précisé la cause du décès de Tarek Aziz, qui souffrait depuis longtemps de problèmes cardiaques et respiratoires, d'une tension artérielle élevée et de diabète.

Il s'était rendu aux Américains en 2003

Il avait été condamné à mort en 2010 pour "meurtre délibéré et crimes contre l'humanité", après la répression qui avait visé des partis religieux dans les années 1980. Il avait également été condamné à plusieurs peines de prison pour d'autres accusations. En 2011, Tarek Aziz avait demandé au Premier ministre Nouri Al-Maliki de hâter son exécution, à cause de sa mauvaise santé.

Seul chrétien dans le premier cercle de Saddam Hussein, Tarek Aziz était la voix du dictateur sur la scène internationale. Bien qu'on ne lui ait jamais prêté une réelle influence politique auprès du chef d'Etat irakien, il était très présent dans les médias internationaux. Fidèle à Saddam Hussein jusqu'à sa chute, Tarek Aziz s'était rendu lui-même aux Américains après l'invasion de l'Irak, en mars 2003.