Beyrouth : pour le FBI, l'explosion a été provoquée par 500 tonnes de nitrate d'ammonium

Le Premier ministre avait affirmé que 2 750 tonnes de nitrate d'ammonium étaient stockées depuis des années. Mais "où sont passées les autres 2.200 tonnes?", a-t-il interrogé.

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Le port de Beyrouth après l'explosion causée par du nitrate d'ammonium, au Liban, le 4 août 2020. (STR / AFP)

L'explosion meurtrière du 4 août au port de Beyrouth a été provoquée par 500 tonnes de nitrate d'ammonium, a indiqué mardi 29 décembre le Premier ministre libanais démissionnaire Hassan Diab, citant les résultats d'une enquête de la police fédérale américaine (FBI).

Le jour du drame, qui a fait plus de 200 morts et 6 500 blessés, Hassan Diab avait affirmé que 2 750 tonnes de nitrate d'ammonium étaient stockées depuis des années "sans mesures de précaution" dans un entrepôt du port, imputant l'explosion à la présence de cette cargaison.

Refus d'une enquête internationale

Des experts estimaient toutefois que la quantité de ce produit à haut risque ayant pris feu était moins importante. Si les autorités libanaises ont refusé les appels à une enquête internationale, elles ont autorisé des enquêteurs français et ceux du FBI américain à venir au Liban pour participer aux investigations préliminaires.

"Le rapport du FBI a révélé que la quantité ayant explosé était de 500 tonnes seulement", a indiqué Hassan Diab lors d'une rencontre avec des journalistes. Mais "où sont passées les autres 2.200 tonnes?", a-t-il interrogé.

L'AFP n'a pas pu vérifier le contenu du rapport du FBI. L'enquête piétine toujours près de cinq mois après l'explosion qui a traumatisé la nation et dévasté des quartiers entiers de la capitale. L'opinion publique, en colère, attend toujours de savoir comment un tel drame a pu avoir lieu et réclame aux responsables de rendre des comptes.

De nombreux dirigeants, dont le président Michel Aoun et le Premier ministre, avaient été officiellement avertis du danger que représentait la présence du nitrate d'ammonium au port. Le chef du gouvernement avait présenté sa démission quelques jours après le drame, tout en se dédouanant de toute responsabilité.

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