Après plus d'un an d'attente, le Liban se dote d'un nouveau gouvernement

L'équipe dirigée par Najib Mikati comporte plusieurs personnalités apolitiques, dont certaines jouissent d'une bonne réputation.

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France Télévisions
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Le président libanais, Michel Aoun, signe le décret validant le nouveau gouvernement, le 10 septembre 2021, à Beyrouth. (STRINGER / AFP)

Enfin une stabilité politique ? Le Liban s'est doté vendredi 10 septembre d'un nouveau gouvernement à l'issue d'une période de 13 mois marquée par d'interminables tractations ayant aggravé une crise économique inédite dans laquelle se débat le pays depuis deux ans.

Le président Michel Aoun et le Premier ministre désigné, Najib Mikati, "ont signé le décret pour former le nouveau gouvernement en présence du chef du Parlement, Nabih Berri", a précisé la présidence sur son compte Twitter. La nouvelle équipe comporte des personnalités apolitiques, dont certaines jouissent d'une bonne réputation, à l'instar de Firass Abiad, directeur de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri, fer de lance de la lutte contre le coronavirus.

Environ 78% de la population libanaise vit sous le seuil de pauvreté

Le gouvernement de 24 ministres devrait tenir sa première réunion lundi à 11 heures, selon le secrétaire général du Conseil des ministres, Mahmoud Makiyye. Le pays était sans nouveau gouvernement depuis la démission du cabinet de Hassan Diab, quelques jours après l'explosion dévastatrice au port de Beyrouth, le 4 août 2020, qui avait fait plus de 200 morts et ravagé des quartiers entiers de la capitale.

Depuis, la crise économique inédite que traverse le pays depuis l'été 2019 n'a eu de cesse de s'aggraver, la Banque mondiale la qualifiant d'une des pires au monde depuis 1850. Avec une inflation galopante et des licenciements massifs, environ 78% de la population libanaise vit aujourd'hui sous le seuil de pauvreté, selon l'ONU.

Emmanuel Macron a salué vendredi l'"étape indispensable" que constitue, selon lui, la formation d'un nouveau gouvernement au Liban, afin de "sortir le pays de la crise profonde dans laquelle il se trouve". Le président français avait plusieurs fois tancé la classe politique libanaise pour son incapacité à s'entendre sur la formation d'un gouvernement.

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