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Les jeunes Egyptiens pro-démocratie appellent à voter non au référendum de samedi sur la réforme constitutionnelle

Ces jeunes, qui ont été le fer de lance du soulèvement populaire en Egypte, exigent une nouvelle Constitution.Les Egyptiens sont appelés à se prononcer samedi sur des amendements à la Constitution proposés par une commission de juristes nommée par l'armée. Ce sont les militaires qui gèrent le pays depuis le départ de Hosni Moubarak le 11 février.
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Rassemblement place Tahrir au Caire (archives, 25 février 2011) (AFP / Khaled Desouki)

Ces jeunes, qui ont été le fer de lance du soulèvement populaire en Egypte, exigent une nouvelle Constitution.

Les Egyptiens sont appelés à se prononcer samedi sur des amendements à la Constitution proposés par une commission de juristes nommée par l'armée. Ce sont les militaires qui gèrent le pays depuis le départ de Hosni Moubarak le 11 février.

"Nous avons défini notre position. Nous disons: 'Va voter et dis non'", a affirmé à l'AFP Chady Ghazali Harb, membre de "la coalition des jeunes de la révolution". "Nous voulons une nouvelle Constitution et le prolongement de la période de transition avec la création d'un conseil présidentiel", a-t-il ajouté.

Les propositions de la commission
La commission de juristes a proposé que le président de la République ne puisse plus effectuer que deux mandats consécutifs de quatre ans et que les conditions de candidature soient allégées.

La Constitution actuelle, suspendue par l'armée, prévoit que le président peut se présenter indéfiniment poru des mandats de six ans.

L'interdiction des partis politiques en Egypte sera levée "immédiatement" après le référendum sur les amendements constitutionnels, a annoncé samedi un responsable militaire.

Un référendum contesté
De nombreux Egyptiens ont demandé le report, voire l'annulation du référendum de samedi, parmi lesquels Amr Moussa, ancien ministre des Affaires étrangères et président de la Ligue arabe, et Mohammed el-Baradei, ex-directeur général de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) et prix Nobel de la Paix. Les deux hommes, qui sont candidats déclarés à la présidence, estiment que "rapiécer" la Constitution n'est pas suffisant.

Seuls les Frères musulmans ont appelé à voter "oui" au référendum.

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