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La police veut interdire un manifestation pro-palestinienne à Paris

Un proche du dossier motive cette décision par les "risques graves de trouble à l'ordre public", "dans un contexte de tension accrue".

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France Télévisions
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Un manifestant pro-palestinien lève le poing pendant un défilé de soutien à la population gazaouie, le 13 juillet à Paris. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Trois jours après des incidents devant deux synagogues parisiennes, la police semble défavorable à une nouvelle manifestation de soutien au peuple palestinien, prévue samedi. Une procédure a même été engagée pour l'interdire, selon un proche du dossier cité par l'AFP. Cette décision a été motivée "au vu des risques graves de trouble à l'ordre public qu'engendrerait" ce rassemblement "dans un contexte de tension accrue".

Contactée par francetv info, la préfecture de police confirme "qu'une procédure est bien engagée". Et d'ajouter : "La décision finale revient au préfet de police, via un arrêté d'interdiction." Le cas échéant, les organisateurs peuvent alors déposer un recours devant le tribunal administratif. Organisé par le NPA et plusieurs associations, le défilé prévoit de partir du quartier Barbès et de se diriger vers l'Opéra Garnier.

Cazeneuve demande aux préfets de "redoubler de vigilance"

Dimanche, la manifestation de soutien avait dégénéré en fin de cortège, avec des incidents survenus devant deux synagogues, dont l'une située rue de la Roquette, dans le 11e arrondissement parisien. A la suite de ces incidents, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait demandé aux préfets de "redoubler de vigilance" et d'interdire si besoin des manifestations, là où des risques avérés de troubles à l'ordre public étaient établis.

A Lille (Nord), le préfet a déjà interdit un rassemblement, lundi, en raison des "slogans particulièrement hostiles à l'encontre des institutions françaises" entendus lors de la précédente manifestation. La préfecture des Alpes-Maritimes a également pris un arrêté, lundi, pour interdire une manifestation à Nice, le jour du 14-Juillet, comme l'a indiqué le député-maire de la ville, Christian Estrosi.

Cet arrêté n'a pas empêché quelque 350 personnes de se rassembler pendant deux heures, sur la place Garibaldi.

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